Mon chien Stupide – Critique aisée n°178

Critique aisée n°178

Mon chien stupide
Yvan Attal
Yvan Attal, Charlotte Gainsbourg

Vers la fin de « Mon chien Stupide », Cécile (Charlotte Gainsbourg) dit à  son mari Henri (Yvan Attal) : « Est-ce que tu sais quel est ton problème, à toi ?  » ou quelques chose d’approchant. Sans attendre la réponse, elle continue : « Tu es paresseux  » ou quelque chose de ce genre. Quand elle a lâché ce mot, j’ai tout de suite compris qu’il caractérisait à la fois le personnage principal en même temps que le film et que ma critique tournerait autour de la paresse.

Mon chien Stupide est un film paresseux, aussi paresseux que l’énorme chien Stupide et que son maître. Bien que tiré d’un roman américain de John Fante, ce film est pour moi typique de tout ce qu’il y a de mauvais dans le cinéma français : film bâclé, à moitié écrit, facilement, rapidement, réalisé et joué de façon nonchalante par des gens de talent qui pensent que leur présence, quelques mots d’esprit et un ou deux gags répétés à l’envi les dispenseront de travailler le scénario et les dialogues et que ce sera bien suffisant pour faire venir le spectateur. So frenchie !

Le personnage principal, Henri, est un écrivain en perte de vitesse depuis vingt ans qui reproche son incapacité d’écrire à son environnement familial. On a là un cliché de première classe, d’autant plus qu’Attal le joue perpétuellement mal rasé, bouffi, cynique, râleur. Ses quatre enfants, post-adolescents tendance Tanguy désagréable, sont caricaturés au point que c’en est gênant, même pour un vieux râleur comme moi. Charlotte est splendide, comme très souvent, mais les deux ou trois scènes un peu intense qu’elle a à jouer ne suffisent pas à faire oublier la banalité, parfois la vulgarité, du scénario ni le jeu appuyé d’Yvan Attal.
Quant au chien, il est répugnant.

Voilà pour Mon chien Stupide. N’allez pas y perdre votre temps. Je l’ai fait pour vous.

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