Rocketman – Critique aisée n°161

Critique aisée n°161

Rocketman
Dexter Fletcher – 2019
Taron Egerton, Jamie Bell

Moi, j’aimais bien Queen, avec Freddy Mercury ; Kind of Magic ou Bohemian Rapsody, ça me faisait toujours vibrer. Et puis Freddy Mercury avait l’air d’un type intéressant. Bon, il est mort. Alors Dexter Fletcher a tourné son biopic. La critique était tellement bonne que je suis allé le voir, ce biopic, Bohemian Rapsody, justement. Mais j’ai tellement détesté l’acteur qui joue Mercury qu’il m’a gâché le film au point que je n’ai pas pu faire la mienne . Elle aurait été épidermique, mauvaise et probablement un peu injuste.

Mais, bien avant Queen, j’avais bien aimé Elton John. On m’avait offert son premier 33 tours en 1970 ou 1971. Je me souviens qu’il y avait cette formidable chanson Border song » avec ses chœurs et ses arrangements grandioses, à la limite du grandiloquent. Superbe ! Et puis bien sûr Your song. Eternelle !

Alors quand j’ai su que sortait son biopic, j’ai eu envie d’aller le voir, mais quand j’ai su que c’était Fletcher qui l’avait tourné, moins.
Bon, mais j’y suis allé tout de même.

Rocketman, c’est l’histoire d’Elton entre son enfance et le milieu des années 80. En sortant du cinéma, je me suis demandé si c’était le film ou si c’était la vie de John qui était à ce point cliché. Famille anglaise lower-middle class, père militaire et insensible, mère indifférente et vulgaire, grand-mère aimante et douce, don pour le piano, don pour la musique, quelques compositions, découverte par un gentil agent, rencontre miraculeuse avec son futur parolier et ami de toujours, premiers concerts, découverte de l’homosexualité, explosion à Los Angeles, abandon du gentil agent pour un méchant agent-amant, alcool, drogue, drogue, alcool, concerts, succès, avions privés, gloire, argent, crise, manque d’amour, alcool, drogue, alcool et puis Alcooliques Anonymes, rédemption, mariage et bonheur for ever after, the end !
Cliché, cliché, super cliché !
Mais après tout, ça a peut-être été ça, la vie d’Elton John.

Alors, si vous aussi vous avez aimé les chansons d’Elton première époque, vous pouvez peut-être aller voir Rocketman. Vous aimerez peut-être  comme moi le début du film notamment à cause de ces chansons incorporées dans l’action comme dans une comédie musicale et les épisodes (clichés) de la composition de « Your song » par exemple. Vous trouverez peut-être que l’acteur est bon, qu’il chante bien, moins bien qu’Elton, mais ça va. Mais vous trouverez peut-être comme moi que le film tourne moins bien, et la vie d’Elton aussi, à partir de Los Angeles. A force, les déguisements psychédéliques, les prises de drogue et d’alcool, les concerts, ça fatigue. Et pas qu’Elton !

Pas mal parti, le film lasse dans sa seconde moitié. Les moments musicaux sont loin d’être exaltants et si vous voulez vraiment vibrer encore une fois à Border song, essayez de vous rappeler où vous avez rangé ce fichu 33 tours, Elton John 1970. 

Bientôt publié
Demain, 7 h 47 min LA FIÈVRE MONTE A MINDANAO
17 Juin, 7 h 47 min Ah ! Les belles boutiques – 36
18 Juin, 7 h 47 min Tableau 257
19 Juin, 7 h 47 min Guillaume n’aime pas l’avion – 1
20 Juin, 7 h 47 min Guillaume n’aime pas l’avion – 2

Une réflexion au sujet de « Rocketman – Critique aisée n°161 »

  1. Je n’ai pas beaucoup écouté Elton John mais ma préférée reste « at the club of the end of the street ». Ca emballe sa mère rock and roll et saxo.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *