Une autre Phèdre (Critique aisée 32)

 La Négresse Blonde de Georges Fourest

L’autre jour, un ami que j’aime,
Qui sans doute se reconnaîtra
Pour peu qu’il voit ce poème,
La Négresse Blonde me donna.

Bien sûr, j’avais lu Fourest!
Sacré Georges! Un vrai rigolo,
Qui fit rire de Strasbourg à Brest
Et parfois même à Saint-Malo.

Mais le retrouver maintenant
Après autant d’années passées
Dans un petit livre élégant
Surtout quand il n’est pas coupé

Fait plaisir, et je ne peux pas
Vous priver d’un échantillon
De Phèdre montrant ses appâts
A Hippolyte, ce vrai couillon.

 Phèdre

Dans un fauteuil en bois de cèdre
(à moins qu’il ne soit d’acajou),
en chemise, madame Phèdre
fait des mines de sapajou.

Tandis que sa nourrice Œnone
qui, jadis, eut de si bon lait,
se compose un maintien de nonne
et marmotte son chapelet,

elle fait venir Hippolyte,
fils de l’amazone et de son
époux, un jeune homme d’élite,
et lui dit : « Mon très cher garçon,

« dès longtemps, d’humeur vagabonde,
« monsieur votre père est parti ;
« on dit qu’il est dans l’autre monde ;
« il faut en prendre son parti !

« Sans doute, un marron sur la trogne
« lui fit passer le goût du pain ;
« requiescat, il fut ivrogne,
« coureur et poseur de lapin ;

« oublier cet époux volage
« ne sera pas un gros péché
« Donnez-moi votre pucelage
« et vous n’en serez pas fâché !
……..

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Une réflexion au sujet de « Une autre Phèdre (Critique aisée 32) »

  1. Merci pour cet échantillon car je ne connaissais pas ce Georges Fourest. Les ventes de La Négresse Blonde (si le recueil est toujours édité) vont augmenter.

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