Le voyage du petit Christian à Rome – 4ème et dernière partie

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Le voyage du petit Christian à Rome

Quatrième et dernière partie

On a failli se battre !

Un soir, il y a eu un drame ! Francis, il a fait une colère terrible au restaurant chez Mario parce qu’il a dit que ça, c’était pas des vrais antipasti et qu’il aimait pas qu’on le prenne pour un touriste breton et qu’il voulait qu’on lui amène le patron enchaîné. Comme il était tout rouge et qu’il suait à grosses gouttes (alors qu’il n’avait encore rien bu), on n’était pas tranquille du tout et on ne savait plus où se mettre. Michèle faisait semblant de chercher ses lentilles sous la table, Anne M. en rajoutait un peu et disait à Francis « Vas-y, casse lui la gueule qu’on rigole un peu », Christian et Laurent, qui ne sont pas doués pour la bagarre, les trouvaient très bons les antipasti bien qu’ils ressemblaient à de banals fayots, Richard, que plus personne ne surveillait, mangeait tout ce qu’il trouvait sur et sous la table et Claudine venait de finir allègrement de goûter le premier magnum de Chianti.  Anne G. se désintéressait complètement du problème car elle n’avait pas pris d’antipasti et mangeait tranquillement son melon au jambon. Et puis finalement, comme le patron nous a offert une bouteille gratis et que le vin était bon, Francis, il ne s’est plus souvenu qu’il était en colère et tout le monde était content et même qu’au moment de partir, Mario il était à deux doigts d’acheter un autocar pour faire plaisir à Francis. La morale de cette histoire, c’est que Francis a dit qu’il ne prendrait plus jamais d’anti-pastis sinon il risquait de devenir anti-ricard ! Il a failli y avoir un autre drame quand Francis a photographié la dame qui était à coté d’un gros monsieur et qu’on a du partir en courant parce que le gros monsieur a crié : « Je te retrouverai, mon petit bonhomme ! » Et c’est vrai qu’il l’a retrouvé son petit bonhomme le gros monsieur, car c’était le PDG des autocars BOVA !

Les tickets d’autobus

Avec Christian on a eu une mission délicate à réaliser : il fallait acheter des tickets d’autobus à la station mais Christian et moi on parle pas très bien italien. D’abord le guichet il était fermé parce qu’avec Livia il fallait se lever vachement tôt. C’était pas grave parce qu’un monsieur nous a montré une grande machine avec des boutons et on a tout de suite compris qu’elle pouvait distribuer des billets. Et puis un très vieux monsieur italien est venu pour nous aider et il a appuyé sur un bouton et la machine elle s’est mise à parler en français. Le problème c’est qu’elle disait qu’elle était en dérangement mais comme elle le disait en français le vieux monsieur italien il ne pouvait pas comprendre et il continuait à appuyer sur le bouton de toutes ses forces et il est devenu tout rouge et il s’est mis à tousser et nous on a préféré partir parce qu’on a vu qu’il y avait une autre machine pareille un peu plus loin. Celle-là, elle nous a dit en français qu’elle était en service et qu’on pouvait y aller. Il fallait mettre les billets dans une fente mais seulement des billets de 10 000 lires et nous on n’en avait que de 50 000 lires. La machine, elle était sympa, elle a rendu le billet de 50 000 lires et elle nous a conseillé d’aller faire de la monnaie. Alors Christian a couru au kiosque voisin qui vendait des journaux et il est revenu avec tout plein de billets de 10 000 lires et puis aussi des billets de 200 F mais je ne sais pas où il les avait trouvés. On a mis deux billets de 10 000 lires dans la machine parce que c’était 13 500 lires pour 9 tickets. Alors la machine elle a dit qu’elle ne pouvait pas rendre plus de 2000 lires de monnaie et qu’il fallait qu’on aille encore changer nos gros billets pour des plus petits. On est retournés au kiosque à journaux et on a essayé d’expliquer au monsieur qu’on voulait échanger un billet de 10 000 lires contre des plus petits et si possible de 2000 lires. Le monsieur il a appelé un copain à lui qui est allé chercher des billets de 2000 lires et pendant tout ce temps, nous, on avait pris beaucoup de retard. Et puis quand il nous a eu donné tous les petits billets qu’on voulait pour mettre dans la machine, il nous a dit que lui il pouvait nous vendre directement les billets d’autobus et qu’on n’était pas obligés de les prendre dans la machine. Nous, on a cru qu’il disait ça pour rigoler mais non c’était vrai et alors on lui a rendu tous ses billets de 2000 lires et il nous a donné les tickets. Ce qui nous a amusé en partant c’est qu’il y avait plein de gens qui faisaient la queue derrière le vieux monsieur italien qui essayait de faire marcher la machine qui ne marchait toujours pas et qui parlait toujours en français. On s’est quand même faits gronder par la maîtresse qui a dit qu’on était des débiles si on n’était même pas capables d’acheter 9 malheureux tickets d’autobus qu’on peut trouver n’importe où !

FIN

 

Une réflexion au sujet de « Le voyage du petit Christian à Rome – 4ème et dernière partie »

  1. Les antipasti, ça va bien avecque le pastis.
    Mais tout va bien avecque le pastis.
    Et le pastis, ça va bien avecque l’estomac, vu qu’il contient de l’anis, qui va bien avecque l’estomac. A condition de le boire en tisane, c’est à dire une dose de pastis, vingt doses d’eau et trente glaçons de rivière.

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