J’ai retrouvé mon Baleinié – 2

A la demande générale d’un lecteur, voici une petite lichette supplémentaire du Baleinié. 1
Rappel : le Baleinié est un dictionnaire de mots inventés censés définir les petits tracas de l’existence.

ampégir
(an-pé-jir) verbe masculin
faire pipi sur la trace de caca qui reste sur la pente de la cuvette sans parvenir à la dissoudre

argascaner
(ar-gas’-ka-né) verbe
Subir des coups de genoux dans son dossier dès le début du spectacle

double-riquesta
(dou-bleu-ri-kou-es’-ta) n.f.
Tentative d’aplatissement extrême pour se glisser entre deux tables de restaurant

ousse-double-riquesta
(ous’-) n.f.
…avec gros manteau ou gros fessier

grune
(gru-n’) n.f.
espace de peau virile qui apparait entre le bas du pantalon et le haut de la soquette

guézette
(ghé-zet’) n.f.
whisky à goût de Ricard
« (…) Dehors je jubjotais encore. Le pani-pané de la nuit dans mon aftoube m’avait paradoxalement mis à plat. Ma valvarope était comme le ciel. Dans la limogoulème tout était fermé…
Je me suis dit : » Bon, pas d’hembernoët aujourd’hui. » Mais sur le chemin du retour, l’idée de ne pas avoir ma guézette du matin… J’étais parti pour une bonne journée de bârues, à essayer d’éviter les chacards. »

Igourie
(i-gou-ri) n.f.
don inné pour chercher d’abord dans la mauvaise poche.

Zoupard
(zou-par) n.m. (sud de la Loire)
Distance entre le ticket de péage et le bout des doigts tendus
(ordin. 5,3 cm)
Syn. : xiévreau

(1) : Ch.Murillo ; J-C. Leguay ; G.Oestermann — Le Seuil

2 réflexions au sujet de « J’ai retrouvé mon Baleinié – 2 »

  1. La brume en s’effilochant dévoila une passacaille* plus légère qu’une esperluette* . Quand bien même, me dis-je – je me le dis rarement – les brumes du matin me rapatrucheraient l’escapaluette au point de ne plus me désentroquer si j’ai fait la chauridondaine ou pas, ce qui vous en conviendrez, est fort détrucheur de la zampette, ce n’est certes pas une estafanouille pour obistacher mes devoirs de caparatin.
    Ho Grand Turachon ! S’il était dans tes vues de me tenir en discogne, tâche au moins que ce soit berzugue et bougnolant.

    Avec l’aimable autorisation du JDC, je me permets de vous offrir :
    Une esperluette que voici : &
    et une passacaille de Haendel que voila :
    https://www.youtube.com/watch?v=FKjUDHghgjw

  2. Gros Bill, au bruit d’une chasse d’eau vrombissante, sortit des toilettes du sous-sol après d’être livré à son plaisir intense d’ampégir. Il retourna à sa table non sans avoir argascaner au passage quelques chaises de consommateurs attablés tout en opérant une double-risqueta, et même une ousse-double-risqueta car on était en hiver. La température hivernale n’empêchait pas son éternel pantalon trop court de révéler ses brunes. Une fois enfin assis à sa table, il héla le garçon et lui commanda son habituelle guézette et se livra à son igourie habituelle elle aussi pour trouver la monnaie du règlement. Ses envies satisfaites, il retourna chez lui à bord de sa Fiat 500 Vintage, en se livrant à cet autre plaisir de faire poireauter les automobilistes enfilés derrière lui à l’unique barrière de péage par son incapacité à prendre le dessus du poupard dont il se sentait être la victime à chaque passage.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *