Margaret Mitchell ou François Villon ?

Les princes même sont mortels
Tout comme les autres vivants,
Qu’ils en souffrent ou se querellent,
Autant en emporte le vent.

Bientôt publié

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Une réflexion au sujet de « Margaret Mitchell ou François Villon ? »

  1. Je pensais que c’était du Villon, mais me dis que ce n’étais pas possible, induite en erreur au départ par le fait qu’en deux paires de rimes sont commises deux des plus grosses erreurs possibles de versification, à savoir faire rimer un féminin avec un masculin ( querellent, mortel) et un pluriel avec un singulier (vivants, vent).
    Toutefois, en y regardant de plus près, je me suis rendue compte que cela rimait en ancien français, langue que Villon avait employée pour rimer sa Ballade en Vieil Langage Françoys, alors que déjà, de son temps, cela ne se parlait plus, puisque c’était l’époque du Moyen Français.
    C’est la dernière des trois ballades, avec « Ballades des dames du temps jadis » et « Ballade des seigneurs du temps jadis », qui composent le centre du Testament de Villon.
    Voici le texte correctement rimé:
    Princes à mort sont destinez,
    Et tous autres qui sont vivans :
    Si sont courciez ou attinez,
    Autant en emporte ly vens.

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