Retour au Comptoir

J’y suis retourné, au Comptoir du Panthéon1. Ce doit être mon côté aventurier. Eh bien, elle était là, ma serveuse2, égale à elle-même3 Elle ne semblait pas se souvenir de notre dernière rencontre. Ou alors, elle ne m’a pas reconnu. Ou elle a fait semblant. Elle m’a servi mon café, sans un mot ni un sourire, bien sûr, mais dans des temps raisonnables. Alors, pour cette fois, je l’ai laissée vivre.

Note 1 – Si vous voulez savoir de quoi je parle, cliquez là-dessus
Note 2 – Melissa
Note 3 – Visage sévère et pâle, silhouette mince et nerveuse, cheveux bruns rassemblés dans un chignon incertain, débardeur gris foncé, jeans slim taille basse noirs symétriquement déchirés aux genoux, rangers de cuir noir,

5 réflexions au sujet de « Retour au Comptoir »

  1. Bon.
    Alors chez moi, le bistrot n’est pas du tout ce que vous croyez.
    Le bistrot a fermé il y a dix ou quinze ans. La municipalité a racheté la licence, et a organisé un bistrot dans un coin de la salle des fêtes, ouvert seulement le samedi et le dimanche. La liste des serveurs est composée de bénévoles, chacun son tour, tout au long de l’année.
    Je n’y ai jamais mis les pieds mais je sais comment il fonctionne : les arboriculteurs y parlent des cours de la prune et patali et patala, du dernier tracteur qui va bien, et si vous voulez quatre ricards, le serveur arrive avec son arrosoir qui contient 1 litre de ricard pour 8 litres d’eau (ce qui est très raisonnable) et vous sert avec la blagounette qui va avec.
    Pas d’artiste peintre, pas de débats animés par Finkielkraut, rien… de temps en temps, un accent anglais.
    Chaque mercredi, cependant, un film projeté par un fondu de cinéma. Près de l’entrée, un vendeur de pizzas pour un maximum de dix personnes.
    Et pis voilà.
    N’y venez pas, vous vous emmerderiez.

  2. Tout à fait d’accord sur l’influence du mauvais patron. Parce qu’il y a des mauvais patrons et par conséquent de mauvais cafés. Par exemple:
    Le Comptoir du Panthéon, rue Soufflot, service systématiquement négligent, ou énervé ou carrément hostile.
    Le Rostand, rue de Médicis, service correct, parfois aimable, sans plus
    La Crêperie, rue Soufflot, service aimable et joyeux, multilingues
    Le Sélect, Bd du Montparnasse, service professionnel, correct
    La Café Delmas, place de la Contrescarpe, bon service, mais fermé depuis des mois…inquiétant.
    La Bourgogne, place Mouffetard, service cordial
    Chez Léa, rue Claude Bernard, service Soixante-huitard, clientèle à observer
    etc…
    Le Guide est ouvert….

  3. J’ai deux commentaires:
    1/ il y a assurément des serveuses ou serveurs ( ne soyons pas sexistes svp) revêches; le problème c’est dans 99% des cas un mauvais patron. Un bon patron, conscient de ce qu’est son café, sa raison d’être et sa clientèle, n’aura pas de mauvais serveurs et serveuses. Comme il est prestataire de services, il motive son personnel, les rémunère honnêtement, et il vire les mauvais.
    2/ il y a aussi de mauvais clients qui se font « servir » sans retourner un sourire, sans un regard au serveur ou à la serveuse, sans une parole, sans un geste de reconnaissance quoi. Pas très motivant! Surtout si le patron est mauvais.

  4. Ce commentaire a été adressé à la Rédaction par un fidèle lecteur, Lorenzo dell’Acqua. Puis-je lui rappeler qu’il est libre de déposer lui-même ses commentaires dans la case prévue à cet effet sous l’article concerné.

    A PROPOS DES SERVEUSES ET SERVEURS DE CAFE A PARIS

    J’ai relu avec intérêt ton article sur la serveuse exemplaire du Comptoir du Panthéon rue Soufflot. Je ne reviendrai pas sur la qualité littéraire et l’humour sophistiqué de ton texte remarquable. En ce qui concerne la partie proprement scientifique et médicale, je ne me permettrai aucune opinion n’ayant pas les compétences requises.

    Je partage évidemment ton indignation : c’est déjà pénible pour nous mais c’est scandaleux pour des touristes étrangers. A-t-elle oublié que c’est la somme de consommateurs (français + étrangers) de Perrier Nature qui lui permet de se payer des jeans troués aux genoux ?
    Il serait temps de rédiger un Guide Touristique des Serveurs et Serveuses des Cafés de Paris à l’usage des Gentils Consommateurs (GC). A défaut de café, on ferait un sacré tabac !

    Ton impressionnante liste de fidèles lecteurs pourrait être mise à contribution : chacun noterait sur une grille simple préalablement validée par l’ensemble des enquêteurs la qualité de l’accueil dans les cafés de Paris en demandant, pour que l’étude soit méthodologiquement correcte et exploitable, toujours la même boisson : un Perrier Nature ou bien un Perrier sans glace ni citron, au choix. Personnellement, je n’ai pas d’opinion, je ne prends jamais ni l’un, ni l’autre. En tant que promoteur de l’étude, tu serais responsable de la rédaction de ce guide que l’on pourrait proposer à la revue Schnock.

    A raison de cinq cafés par jour et par enquêteur, on étudierait ainsi environ 5 cafés x 5 lecteurs (+ 1= toi) X 30 jours = 900 cafés/mois, soit en 1 an : 900 cafés x 12 = 10 800 cafés. Arrondissons à 10 000 par an et l’affaire est conclue. Sachant qu’il y a 2 240 621 cafés dans Paris, on aura terminé notre étude dans 224,06 ans. Ou bien ma méthodologie comporte une faille qui m’a échappé, ou bien nous aurions intérêt à déménager.

    Je te remercie par avance de tes critiques scientifiques toujours bienvenues et pertinentes
    Amicalement

    Lorenzo dell’ Perrier Nature

  5. Après avoir re-re-lu avec une délectation re-renouvelée le « coup du pied de la chaise », j’en viens à me dire que certaines personnes sont vouées irrémédiablement à une vie de tristesse, à un pré-enfer sur terre. Dommage pour eux.

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