Les Veuves – Critique aisée n°143

Critique aisée n° 143

Les Veuves
Steve McQueen – 2018
Viola Davis, Michelle Rodriguez, Elizabeth Debicki, Cynthia Erivo, Robert Duvall, Colin Farell, Liam Neeson.

Le pitch est totalement artificiel : les veuves de quatre braqueurs tués au cours de leur dernier casse se réunissent pour poursuivre leur travail et rembourser leurs dettes. McQueen — j’ai du mal à dire complètement le nom du réalisateur, Steve McQueen, car pour moi, il n’y a qu’un seul Steve McQueen et ce n’est pas lui — a tiré, dit-on, d’une série télévisée britannique, un puissant thriller qui est une vraie réussite du genre. Construit très classiquement  — braquage raté, recrutement et préparation du braquage suivant, braquage et chute — le film est très efficace, la fin n’est pas trop attendue et la scène d’ouverture — le casse des hommes qui tourne mal — coupe carrément le souffle.

A peine caricaturales, les quatre femmes sont assez réussies. On appréciera les performances, brèves mais excellentes, de Robert Duvall et de Colin Farrell. On voit si peu Liam Neeson qu’il en est supportable.

Si vous aimez le genre, vous ne devriez pas être déçus.

ET DEMAIN, TOM WOLFE VOUS PARLE

4 réflexions au sujet de « Les Veuves – Critique aisée n°143 »

  1. Si j’avais écouté le Masque et la Plume avant de voir le film, je n’aurais pas manqué de souligner que ses quatre critiques et son meneur de jeu sont unanimes : une grande réussite.

  2. “Asphalt jungle”, l’un de mes films noirs (et blanc) préférés. Marilyn Monroe n’y fait qu’une brève apparition mais c’est elle qui couvre toute l’affiche du film. Magnifique Marilyn!

  3. On n’est pas dans le réalisme du « Rififi chez les hommes » de Jules Dassin ou de « Quand la ville dort » de John Huston. L’intrigue des « Veuves » est totalement artificielle. On n’y croit pas un seul instant. Mais, c’est du cinéma bien fait et spectaculaire. Parfois, il faut s’en contenter.
    A propos de ce film de Huston et de réalisme, c’est l’un des premiers films où Marilyn Monroe fait une divine et brève apparition. (Voir aussi All about Eve)
    « Quand la ville dort » (Asphalt jungle) est l’un des meilleurs et des plus sobres films de casse. Ah ! Stirling Hayden !

  4. En somme, un film dans l’air du temps : féministe. Ce sont les femmes qui défourraillent et jouent des biscottos. C’est comme le rugby ou le catch féminin : je vais éviter de m’infliger ce pensum. Je ne conteste pas la beauté du jeu, ni l’inversion du regard, mais je n’arrive pas à me mettre dans la peau des héroïnes. Aussi j’y crois beaucoup moins, c’est comme dans la science-fiction.

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