Dernière heure : La forêt de Birnam

Dernière heure : La forêt de Birnam

Lettre ouverte anonyme publiée dans le New York Times du 6 septembre et traduite par le JdC.

Je fais partie de la Résistance à l’intérieur du gouvernement Trump.

Je travaille pour le président mais, avec des collègues qui pensent de la même manière, nous avons juré de contrecarrer son programme et ses pires penchants.

Le Président Trump est confronté à une épreuve de sa présidence qu’aucun leader américain moderne n’a jamais rencontrée.

Il n’y a pas que l’ampleur menaçante de l’enquête du Conseiller Spécial (Mueller) ou la cruelle division du pays sur la gouvernance de M.Trump, ou la possible perte de la majorité par son parti au profit d’une opposition décidée à le faire chuter à tout prix.

Le dilemme — qu’il ne saisit pas totalement — est que beaucoup de hauts fonctionnaires de son administration travaillent assidument de l’intérieur à contrecarrer des parties de son programme et ses pires penchants.

Je suis bien placé pour le savoir, je suis l’un d’entre eux.

Pour parler clairement, notre « résistance » n’est pas la résistance populaire de la gauche. Nous voulons que le gouvernement réussisse et nous pensons que beaucoup de ses décisions ont déjà rendu l’Amérique plus sûre et plus prospère. Mais nous pensons que notre premier devoir réside envers ce pays tandis que le président continue à agir au détriment de la santé de notre république.

C’est pourquoi beaucoup des personnes nommées par Trump ont juré de faire leur possible pour préserver nos institutions démocratiques en contrecarrant les coups de tête les plus malencontreux de M.Trump jusqu’à ce qu’il quitte son poste.

« Ne crains rien jusqu’à ce que la forêt de Birnam marche sur Dunsinane »
(Macbeth)

4 réflexions au sujet de « Dernière heure : La forêt de Birnam »

  1. Pas besoin d’être Hercule Poirot pour comprendre que c’est bien la forêt de Birnam et tout ce qu’elle cache qui s’avance vers la Maison Blanche pour en déloger le tyran schizophrène. L’auteur anonyme de l’article du NYT n’est pas un mais très probablement plusieurs. Rappelez-vous l’histoire du “Meurtre dans l’Orient Express” (Agatha Christie).

  2. Ouaip …. !

    Nous vivons une époque bénie où les saltimbanques deviennent ministres. Bientôt un rappeur sorti de prison pour Président …?

    Ecoutons ce fameux tango intitulé « Cambalache », qui dit que les ânes sont devenus professeurs.

  3. ‘It’s like the horror movies when everyone realizes the call is coming from inside the house,’ one former White House official said about the anonymous New York Times piece.

  4. Le messager :
    Monseigneur, ce dont “j’ai vu”, je dois le dire,

    Mais comment le dire, je ne sais.

    Macbeth :
    Dis-le.

    Le messager :
    J’étais de garde en haut de la colline,

    J’ai regardé Birnam, et, là, j’ai cru

    Que la forêt se mettait à bouger.

    Macbeth :
    Menteur, manant !

    Le messager :
    Que votre ire me frappe,
    Si ce n’est pas cela.
    A deux trois miles,
    Vous la verrez qui vient ; je dis :
    Un bois en mouvement.

    Macbeth – Acte V – Scène V

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