Rester vivant

…Et revenez toujours à la souffrance.
Lorsque vous susciterez chez les autres un mélange de pitié effrayée et de mépris, vous saurez que vous êtes sur la bonne voie. Vous pourrez commencer à écrire.

Michel Houellebecq – Rester vivant – 1997

…et Houellebecq sait de quoi il parle.

ET DEMAIN, LA FNAC !

3 réflexions au sujet de « Rester vivant »

  1. Ah, mais, là est toute la question, n’est-ce pas?
    S’il faut revenir à la souffrance, c’est donc un choix conscient. De ce fait, si on a le choix de s’y plonger, comme dans une piscine trop froide, on sait que l’on peut en sortir. D’où une artificialité. Hors, être artificiel n’est jamais bon pour l’écriture.
    De plus, si on fait cela dans le but que les autres rendent ainsi sur soi un jugement (pitié effrayée, mépris), on est un poseur, donc un menteur. Hors mentir n’est ps bon pour l’écriture.
    Une telle citation de sa part m’explique mieux pourquoi, au fond de moi, en dépit de ceux autour de moi qui l’encensent… je n’ai jamais aimé Houellebecq.

    Je lis en ce moment un livre fort intéressant, écrit par un psychiatre, sur le lien (réel ou imaginé) entre créativité et folie. Et crois-moi, les gens cités, de Mozart à Beethoven, en passant par Maupassant, Proust et des dizaines d’autres, souffraient sans avoir besoin d’aller chercher le regard des autres sur leur souffrance, sans avoir à se rappeler de retourner vers la souffrance!!

  2. Houellebecq, en effet, ressemble à un damné, à un concentré de souffrance. Un tel homme doit être profondément bon. J’imagine.

  3. Commencer à écrire par exemple “À la recherche du temps perdu”, ou “ Les mémoires d’outre-tombe”, histoire de se faire la main.

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