Archives mensuelles : décembre 2017

Ah ! Les belles boutiques – 22

Belle lurette 
5 Rue du Marché Popincourt   Paris 11ème

Je ne sais pas ce que cette boutique vendait avant d’abriter cet antiquaire-brocanteur de cette toute petite rue du onzième arrondissement. C’était bien le moins qu’il ne refasse pas la vitrine.

La série « Ah ! les belles boutiques »
L’objectif : rendre hommage aux commerçants qui réussissent à conserver l’aspect traditionnel de leur façade de magasin, et les encourager à persévérer.
Le contenu : une photo de la devanture d’un magasin, avec si possible l’adresse et, très éventuellement, un commentaire sur la boutique, ou son histoire, ou son contenu, ou sur l’idée que s’en fait le JdC.

ET DEMAIN, LES DERNIERES NOUVELLES DE WILLIAM SHAKESPEARE

Princesse palatine : 3- De choses et d’autres 

Si vous ne savez plus très bien qui était la princesse palatine, reportez-vous à la note de bas de page. Sinon, lisez directement cet extrait de sa correspondance.

2 septembre 1696
Versailles

(…) À Paris, les voleurs ont affiché un placard portant ceci : «jusqu’ici nous n’avons fait que voler, mais si on continue de rouer ceux qu’on prendra de nous autres, nous tuerons et ne ferons quartier à personne » ; et dans le fait ils commencent à assassiner le monde. J’en suis toute angoissée à cause de mon fils qui aime tant se promener la nuit à Paris…

Si l’on peut recouvrer sa virginité après n’avoir pas pendant dix-neuf ans, couché avec son mari, pour sûr je suis redevenue vierge (…)

Note

Lorsqu’elle arrive d’Allemagne à la Cour de Louis XIV en 1672 en tant qu’épouse du frère du roi, Elisabeth-Charlotte du Palatinat a 20 ans. Par son mariage, cette princesse palatine devient Madame, duchesse d’Orléans. Voici le portrait qu’en faisait Saint-Simon :

« Madame tenait beaucoup plus de l’homme que de la femme ; elle était forte, courageuse, Allemande au dernier point, franche, droite, bonne, bienfaisante, noble et grande en toutes ses manières ; petite au dernier point sur tout ce qui regardait ce qui lui était dû : elle était sauvage, toujours enfermée à écrire, dure, rude, se prenant aisément d’aversion ; nulle complaisance, nul tour dans l’esprit, quoiqu’elle ne manquât pas d’esprit ; la figure et le rustre d’un Suisse; capable avec cela, d’une amitié tendre et inviolable. »

ET DEMAIN, UN COLLAGE DE SEBASTIEN