Archives mensuelles : décembre 2014

La force de l’habitude

Jérôme Garrouste est un homme fort. Quand il était plus jeune, on disait de lui : « c’est un grand gaillard, il est costaud ». Maintenant, on dit plutôt qu’il est fort. Pensez donc, il était troisième ligne dans l’équipe de Castres ; alors, depuis qu’il a arrêté le sport, il a tendance à prendre du poids. On dira bientôt qu’il est gros.

Jérôme Garrouste est un homme important. Il est important pour la société dans laquelle il est Directeur des Ressources Humaines. Il a sous sa responsabilité la gestion de 485 personnes, réparties  aux quatre coins de la  France sur une demi-douzaine d’implantations, sans compter le bureau d’Ashford en Angleterre et celui Continuer la lecture de La force de l’habitude 

Ecouter Oscar Peterson (Critique aisée 46)

Quand on n’est pas au Newport Jazz Festival, Oscar Peterson, ça s’écoute chez soi, seul, debout, les mains dans les poches, face aux deux enceintes de votre chaine stéréo.

Il faut garder cette pose pendant les cinq minutes et dix secondes que dure le morceau.

Les seuls mouvements autorisés sont une légère crispation de l’une de vos deux jambes et un hochement de tête à peine marqué. Ces deux ébauches de geste, presque imperceptibles, devront bien entendu être réalisées en coïncidence parfaite avec le rythme de la musique.

Les yeux peuvent être mi-clos ou fermés selon l’humeur et l’heure de la journée.

Certains autorisent le claquement de doigts pendant le solo de contrebasse, mais bien d’autres n’y voient que la marque d’un dangereux laisser-aller et ne l’acceptent que pour marquer les trois notes qui terminent traditionnellement le morceau.

Selon votre agilité et votre penchant plus ou moins prononcé à l’extériorisation, vous pourrez marquer la fin du morceau par un  » Oh, putain !  » admiratif accompagné éventuellement d’un tour complet sur vous-même avec ou sans claquement de main simultané. Attention, dans le premier cas, un seul claquement de mains est admis.

Oscar Peterson 1925-2007