Archives pour la catégorie Citations & Morceaux choisis

Dieu a créé la guerre

God created war so that Americans would learn geography .

Mark Twain (1835 – 1910) 

Citation publiée dans l’excellente lettre d’info       TTSO     (Cliquez ici pour vous abonner)  à propos de ceci :

« 2 jours avant le raid US sur Soleimani, le (très bon) site américain Politico a réalisé une étudedemandant à un échantillon représentatif de 2 000 électeurs US de placer l’Iran sur une carte. Les résultats Continuer la lecture de Dieu a créé la guerre 

Moins con que les autres

Extrait d’une interview  donnée par Bernard Pivot au Figaro littéraire en décembre 2019 :

Les gens qui lisent sont moins cons que les autres, c’est une affaire entendue. Cela ne signifie pas que les lecteurs de littérature ne comptent pas d’imbéciles et qu’il n’y a pas de brillantes personnalités chez les non-lecteurs. Mais, en gros, ça s’entend, ça se voit, ça se renifle, les personnes qui lisent sont plus ouvertes, plus captivantes, mieux armées dans la vie que les personnes qui dédaignent les livres. C’est logique, après tout. Le lecteur développe son intelligence au contact des raisonnements, au frottement des idées, au heurt des chimères ou des apories. Il devient l’intime de héros de fiction dont il a suivi les aventures avec curiosité, souvent avec passion. Il range dans sa mémoire des morceaux d’histoire de France ou d’ailleurs, des vies de personnages illustres, des récits de découvertes, d’exploits, de faits divers, d’existences obscures ou infortunées, de peuples en majesté ou en servitude, de civilisations défuntes (…)

Attention, Pivot ne parle que de ceux qui lisent. Il laisse le doute planer sur ceux qui écrivent.

Cette année, l’intelligence artificielle…

Cette année, l’intelligence artificielle
fera de vous
un con véritable.

Morceau choisi

Si la civilisation de l’automobile et de l’avion a transformé notre rapport au temps et à l’espace, celle de la télévision nous a habitué à une forme de passivité face à un spectacle qui se substituait à notre action dans le monde. L’intelligence artificielle va plus loin, en s’inscrivant dans un domaine jamais investi par une technologie auparavant : celui du jugement rationnel et, plus largement, de l’exercice de certaines de nos facultés intellectuelles.

Intelligence artificielle, la nouvelle barbarie
Marie David et Cédric Sauviat

 

L’Intelligence chinoise

Morceau choisi

Je ne connais pas du tout Cédric Sauviat, mais je connais Marie David depuis longtemps. Cédric et Marie viennent de sortir un bouquin dont j’ai extrait ce texte terrifiant sur l’intelligence artificielle chinoise.
De ce livre, je ferai un compte rendu — car comment faire une Critique Aisée d’un sujet aussi ardu — dès que je l’aurai terminé. Mais j’y vais tout doucement et ceci pour deux raisons : la première c’est que c’est un sujet difficile, et la seconde, c’est que plus j’avance dans le livre et plus j’ai peur ! 

J’ai choisi comme titre pour cet extrait « L’intelligence chinoise » pour la raison suivante : un jour, j’ai écrit  une petite histoire africaine dont le titre était « Les Chinois sont des cons ». A priori, c’était osé, non ? Mais le contexte de l’histoire établissait clairement le contraire de cette affirmation. Cela n’avait pas empêché Facebook de censurer cet article, car tout le monde connait l’attachement de Mark Zuckerberg à la non-prolifération des propos insultants et des fake news. Alors, aujourd’hui, je n’ose pas intituler ce morceau choisi comme je l’aurais voulu. C’est pourquoi j’ai choisi « L’intelligence chinoise ». Ma!s chacun sait que ce qui compte dans l’intelligence, c’est l’usage que l’on en fait. Voici l’extrait : Continuer la lecture de L’Intelligence chinoise 

Young Gotlib

Mes révélations
par Lorenzo dell’Acqua

 Mon père a passé sa vie à lire, du matin au soir et aussi la nuit, en écoutant de la musique classique. Il a acquis une culture, des connaissances, des richesses considérables dont il ne nous a jamais parlé. Il nous est devenu insupportable au fil du temps de ne pas en bénéficier, nous ses enfants alors qu’il en faisait profiter de nombreux visiteurs. Il était très apprécié par eux et leur donnait même des conseils professionnels fort prisés. Certains affirment avoir beaucoup appris en sa compagnie comme Lyonel. Mais à nous, il ne transmit rien et il ne parla jamais de ses lectures, de ses goûts, de son passé. Et c’est aujourd’hui ce qui nous manque le plus … Qui était l’enfant Jean Mallet né dans la France rurale au début du XX ème siècle ?

Il a donc fallu nous faire notre culture, sans conseil, ni aide, ni encouragement. Et moi, j’ai dû la grappiller à droite et à gauche au gré de mes lectures imposées et de mes découvertes solitaires.

Je me souviens que mon amour de la littérature manqua de précocité et de spontanéité : mes débuts furent même laborieux … Les compositions de français à l’école ne me réussissaient pas et je n’avais pas envie de lire à la maison. Dans un premier temps, par chance, je bénéficiai de l’émergence de la bande dessinée qui au début des années soixante, grâce à Tintin et Pilote, envahit ma vie. Et bien avant que je ne découvre mes auteurs favoris, je tombais sous le charme de Gotlib, de Goscinny et d’Hergé.

Tintin m’a fait aimer l’Histoire et donné le goût des voyages, le Petit Nicolas m’a rappelé le monde naïf et sincère de l’enfance, la Rubrique à Brac était l’univers drôle, poétique et sérieux où je voulais vivre. J’avais religieusement conservée cette bande dessinée de Gotlib que je retrouve aujourd’hui sans l’avoir jamais oubliée. Tout y est : la poésie de l’enfance et le temps qui passe ;  rien à ajouter. C’est Alain-Fournier avec le sourire.

« Les adultes demeurent toujours des enfants, ce ne sont que leurs jouets qui changent »
Lorenzo dell’Acqua

Bientôt publié
2 Déc, 7 h 47 min Nighthawks enfin expliqué – 8
2 Déc, 18 h 01 min Les textes de 2015
3 Déc, 7 h 47 min Do you Shakespeake ? (Critique aisée 28)
4 Déc, 7 h 47 min J’ACCUSE – Critique aisée n°185
6 Déc, 7 h 47 min (très) cher cinéma français – Critique aisée n°185

Écrire comme tout le monde

Morceau choisi

(…) Il en va de lui (Simenon) comme, en peinture, de Dubuffet, qui dit : « Il faut peindre comme tout le monde », et qui répond, quand on lui objecte qu’il peint justement comme personne ne le fait : « C’est parce que je suis le seul à peindre comme tout le monde. » Simenon est le seul à écrire comme tout le monde. Mais, avec sa phrase de tout le monde, il se bâtit un monde à lui, qui ne ressemble à celui de personne. C’est le propre du grand artiste.
(…)
Quant à sa phrase, si elle est neutre, elle n’est pas plate. Elle se méfie simplement de l’éloquence, du pittoresque personnel. « Prend l’éloquence et tord lui son cou », disait Verlaine. « Pas de pittoresque », dit Chardonne. Et Stendhal prenait Continuer la lecture de Écrire comme tout le monde