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Princesse palatine : 3- De choses et d’autres 

Si vous ne savez plus très bien qui était la princesse palatine, reportez-vous à la note de bas de page. Sinon, lisez directement cet extrait de sa correspondance.

2 septembre 1696
Versailles

(…) À Paris, les voleurs ont affiché un placard portant ceci : «jusqu’ici nous n’avons fait que voler, mais si on continue de rouer ceux qu’on prendra de nous autres, nous tuerons et ne ferons quartier à personne » ; et dans le fait ils commencent à assassiner le monde. J’en suis toute angoissée à cause de mon fils qui aime tant se promener la nuit à Paris…

Si l’on peut recouvrer sa virginité après n’avoir pas pendant dix-neuf ans, couché avec son mari, pour sûr je suis redevenue vierge (…)

Note

Lorsqu’elle arrive d’Allemagne à la Cour de Louis XIV en 1672 en tant qu’épouse du frère du roi, Elisabeth-Charlotte du Palatinat a 20 ans. Par son mariage, cette princesse palatine devient Madame, duchesse d’Orléans. Voici le portrait qu’en faisait Saint-Simon :

« Madame tenait beaucoup plus de l’homme que de la femme ; elle était forte, courageuse, Allemande au dernier point, franche, droite, bonne, bienfaisante, noble et grande en toutes ses manières ; petite au dernier point sur tout ce qui regardait ce qui lui était dû : elle était sauvage, toujours enfermée à écrire, dure, rude, se prenant aisément d’aversion ; nulle complaisance, nul tour dans l’esprit, quoiqu’elle ne manquât pas d’esprit ; la figure et le rustre d’un Suisse; capable avec cela, d’une amitié tendre et inviolable. »

ET DEMAIN, UN COLLAGE DE SEBASTIEN

Truffaut vs Godard

La sortie en septembre dernier du film Le Redoutable d’Hazanavicius, que je n’ai pas encore vu à l’heure où je rédige cette introduction, et une conversation récente entre amis à la campagne autour de Jean-Luc Godard me font écrire ces quelques lignes.

Je n’aime pas Godard.

Après le choc extraordinaire d’A bout de souffle  et le plaisir léger d’Une femme est une femme, Godard ne m’a jamais plus fait vraiment plaisir au cinéma. Bien sûr, après, il y eu Le Mépris. Mais à ma grande honte, je m’étais plutôt ennuyé à Pierrot le fou. Je ne l’avais pas dit à l’époque et j’ose encore à peine le faire aujourd’hui. Après Pierrot, j’ai laissé tomber.

Mais ce qui me déplait le plus chez Godard, Continue reading