Archives pour la catégorie Photographies

Nighthawks enfin expliqué – 2

Si vous avez raté la première esquisse de Nighthawks, vous devez absolument CLIQUER ICI.

Voici maintenant le deuxième croquis préparatoire à l’œuvre majeure d’Edward Hopper. Dans cette version, ce n’est plus la femme que l’artiste cherche à accabler pour mieux mettre l’homme en valeur. C’est toute la vie de couple qu’il questionne de façon magistrale. On peut légitimement se demander si l’artiste s’est introduit dans son tableau à travers le barman ou à travers l’homme de dos. Le plus simple est de considérer que c’est dans les deux.

 

Nighthawks enfin expliqué – 1

Nighthawks est probablement le tableau de plus célèbre d’Edward Hopper (1882-1967). Les commentateurs s’accordent en général pour dire que ce tableau, peint en 1942, est une représentation de la solitude et de l’aliénation de l’individu dans la société américaine.

Pourtant cette interprétation est loin de faire l’unanimité chez les spécialistes et plus particulièrement chez les gardiens de musée, surtout depuis qu’un jeune chercheur de l’Université d’Hawal-Bumpil-On-The-Gange a retrouvé dans l’un des containers qui renferment les documents en instance de classement du Whitney Museum de New York une série de croquis qui mettent en évidence les hésitations du maître quant à la signification de son œuvre majeure. Voici le premier d’entre eux qui exprime le désarroi pathétique de la femme devant l’absurdité du temps qui passe en même temps que l’assurance insolente de l’homme devant l’absurdité de la femme.
Nota bene : Avant d’envoyer des insultes à la Rédaction, rappelez vous que c’est Hopper qui pense et que nous sommes en 1942

 

Nighthawks enfin expliqué – 0

Nighthawks est probablement le tableau de plus célèbre d’Edward Hopper. Les commentateurs s’accordent en général pour dire que ce tableau, peint en 1942, est une représentation de la solitude et de l’aliénation de l’individu dans la société américaine.

Dans les jours qui viennent, grâce à une étude en 7 chapitres dont le premier paraitra dans une semaine exactement, nous verrons qu’il n’en est rien. La première explication paraitra le 7 septembre.

En attendant, voici, sans commentaire, l’œuvre en question :

Ici est tombé le lieutenant Martinet

Elles ont toujours été là, ces plaques. Du plus loin que je me souvienne, elles ont toujours été là. Je les ai vues, enfant, quand je descendais du carrefour de l’Observatoire vers le Luxembourg pour prendre le commandement de l’un de ces petits bateaux en bois le temps de quelques traversées de bassin. Elles étaient là quand, adolescent, je fréquentais les cinémas du Boulevard Saint Michel, puis, plus tard, étudiant, quand je partageais mon temps entre le Lycée Saint Louis, les cafés de la place de la Sorbonne et les fauteuils ensoleillés du Luco. Elles étaient toujours là quand j’ai emmené mes enfants au Luxembourg faire ce que j’y avais fait avant eux. Parfois, un petit bouquet de fleurs passé dans un anneau les soulignait. Parfois, je prenais le temps de les lire… Raymond Bonnand, 19 ans, Jean Bachelet, 24 ans… et parfois, un sentiment d’inconfort me prenait, mélange de culpabilité, de pitié et d’admiration envers ces garçons qui ne connaitraient plus jamais ce que, moi, j’allais connaitre : le soleil, les filles, les voyages, les amis, la famille, les enfants… Et puis, bien sûr, je passais à autre chose. Quoi de plus normal ? Mais quand même, toutes ces années, le nom du lieutenant Martinet est resté gravé dans ma mémoire.

Il parait que, dans Paris, il y a plus de deux cents plaques commémoratives de la mort de ceux, jeunes pour la plupart, qui se sont fait tuer en combattant pour la libération de Paris à la fin du mois d’aout 1944, il y a exactement 75 ans.

En voici quelques-unes, glanées dans mon Continuer la lecture de Ici est tombé le lieutenant Martinet