Archives pour la catégorie Photographies

Conversation sur le sable – 4

Saint Brévin l’Océan, 12 aout 1948

Voix off dont on aperçoit l’ombre dans l’angle inférieur droit de la photo :
— Bizarre…bizarre

Enfant au premier plan :
— Qu’est-ce qu’elle a ma pelle ?

Voix off dont on aperçoit l’ombre dans l’angle inférieur droit de la photo :
— Comment ?

Enfant au deuxième plan :
— Vous regardez sa pelle et vous dites : « Bizarre, bizarre »…

Voix off dont on aperçoit l’ombre dans l’angle inférieur droit de la photo 
— Moi j’ai dit « Bizarre, bizarre »… Comme c’est étrange… Pourquoi aurais-je dit « Bizarre, bizarre » ?

Les jambes au maillot de bain en laine en arrière-plan :
— Je vous assure, cher cousin, que vous avez dit « Bizarre, bizarre ».

Voix off dont on aperçoit l’ombre dans l’angle inférieur droit de la photo :
— Moi j’ai dit « Bizarre »… Comme c’est bizarre…

Pour réentendre les conversations précédentes, cliquez dessus :
Première conversation
Deuxième conversation
Troisième conversation

Prochains articles :

22 Mai, Homme de la rue
23 Mai, ¿ TAVUSSA ? (55) : L’Europe, l’Europe, l’Europe !
24 Mai, Les Carrières de Lumière
25 Mai, Tableau 254 

Controverse

Ce texte a été écrit par Laurenzo dell’Acqua en réaction à certains commentaires qui avaient été émis à propos de l’une de ses missions publiée le 5 avril dernier : Les missions de Laurenzo (3) : Le musée Picasso. Voici « Controverse », qui ne manquera pas, surement, d’attirer les commentaires. 

Certains commentaires de ma visite au Musée Picasso m’ont surpris : ils regrettaient de ne pas avoir les « clés » pour apprécier ce peintre. Mais pourquoi l’accès à la peinture devrait-il passer par une porte cadenassée ? Pourquoi ne pas avoir une perception beaucoup plus simple voire simpliste de la peinture et de l’art ? Est-il nécessaire de connaître le pourquoi du comment de l’oeuvre pour qu’elle puisse vous plaire ? Moi non plus je n’ai pas les clés pour comprendre Picasso et les autres. Je ne sais ni dessiner, ni peindre, je n’ai pas de formation aux arts plastiques, je n’ai pas fait l’Ecole du Louvre et je ne connais aucune théorie sur l’art. J’aime un peu, beaucoup, passionnément (ou pas du tout) une œuvre parce que : 1) ou bien elle est belle 2) ou bien elle m’émeut 3) ou bien je ne sais pas pourquoi.

Commençons par celles qui ne me plaisent pas. Je n’ai jamais aimé la Joconde, mais alors jamais, et  je ne l’ai jamais trouvée jolie. Elle ressemble à la concierge de mon enfance qui souriait tout le temps mais qui était mauvaise. On dirait aujourd’hui Continuer la lecture de Controverse 

Conversation sur le sable – 3

Saint Brévin l’Océan, 12 aout 1948

Voix off dont on aperçoit l’ombre dans l’angle inférieur droit de la photo :
— Oh Roger ! Ce qu’il est joli ton château de sable !

Enfant au premier plan :
—  Euh… ben…oui… euh… hein… ça … ça … ça va Ginette ?

Enfant au deuxième plan :
—  Parce que ce trou- là, ça ressemble à un château, peut-être ? Allez dégage, pétasse !

Voix off dont on aperçoit l’ombre dans l’angle inférieur droit de la photo
— Oh ben, Roger ! Il est pas poli ton copain !

Enfant au premier plan :
— Qui ça ? Celui-là ? Mais c’est pas mon copain !

Les jambes au maillot de bain en laine en arrière-plan, les yeux au ciel, en aparté  :
— Avant que le coq ait chanté, tu m’auras renié trois fois…

Pour ré-entendre les conversations précédentes, c’est  ici : 

Conversation sur le sable – 1

Conversation sur le sable – 2

Qui a pété ? (1)

Extrait n°1 d’un très joli petit ouvrage intitulé : ………….Qui a pété ? (Editions Sarbacane)

  • ET APRÈS QUI A PÉTÉ ?
    • Demain, 7 h 47 min Conversation sur le sable – 3
    • 12 Mai, 7 h 47 min Raoul
    • 13 Mai, 7 h 47 min Qui a pété ? (2)
    • 14 Mai, 7 h 47 min Margaret Mitchell ou François Villon ?
    • 15 Mai, 7 h 47 min Conversation sur le sable – 4

Ah ! Les belles boutiques – 35

Hotel Chopin
46 passage Jouffroy
Paris 9°

L’Hôtel Chopin date de l’ouverture du Passage Jouffroy en 1846. On dit qu’il est ouvert 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, que sa porte n’est jamais fermée, qu’elle n’a d’ailleurs pas de serrure et qu’il n’y a jamais personne à la réception. On dit ça, mais je n’ai pas vérifié.

La série « Ah ! les belles boutiques »
L’objectif : rendre hommage aux commerçants qui réussissent à conserver l’aspect traditionnel de leur façade de magasin, et les encourager à persévérer.
Le contenu : une photo de la devanture d’un magasin, avec si possible l’adresse et, très éventuellement, un commentaire sur la boutique, ou son histoire, ou son contenu, ou sur l’idée que s’en fait le JdC.

    • Bientôt publié

      • 27 Avr, ……….Trois jours de la vie de John Doe
      • 28 Avr, ……….Tableau 251
      • 29 Avr, ……….Première leçon de philosophie shadokienne
      • 30 Avr, ……….Je dirai malgré tout que cette vie fut belle – Critique aisée n°157

Les Bidons de l’art – 7

Le beau est toujours bizarre. Je ne veux pas dire qu’il soit volontairement, froidement bizarre, car dans ce cas il serait un monstre sorti des rails de la vie. Je dis qu’il contient toujours un peu de bizarrerie, de bizarrerie naïve, non voulue, inconsciente, et que c’est cette bizarrerie qui le fait être particulièrement le Beau. C’est son immatriculation, sa caractéristique. Renversez la proposition, et tâchez de concevoir un beau banal.

Charles Baudelaire – Curiosités esthétiques – 1868

Vous avez surement remarqué que depuis deux ans, j’ai entrepris une série que j’ai intitulée « Les Bidons de l’Art ». Le titre à lui seul exprime toute l’admiration que je porte aux œuvres que j’ai sélectionnées pour figurer dans cette série. Vous pouvez ne pas être d’accord, c’est votre droit de le penser et même de le dire ici, mais en fin de compte, c’est quand même moi qui choisis.

Le jugement de Baudelaire que j’ai reproduit ci-dessus, s’il était lu un peu vite, pourrait justifier à peu près tout ce qui se fait en matière d’art contemporain aujourd’hui et en particulier tout ce que j’ai Continuer la lecture de Les Bidons de l’art – 7