Archives pour la catégorie Thème imposé

¿ TAVUSSA ? (64) – Trump : Ce n’est qu’un début

Depuis le début de son mandat et, à y réfléchir, même bien avant, Donald Trump se conduit comme une brute, un ignorant, un porc, un mafieux et un menteur.

Depuis quelques mois, il menace ceux qui s’opposent à lui, il révoque les fonctionnaires qui ne lui plaisent pas, il refuse de se soumettre aux injonctions de la loi, il insulte ses opposants et les voue à la vindicte populiste.  Bref, il a tout d’un dictateur en puissance.

Depuis quelques semaines, ses méthodes d’intimidation ont été exposées aux yeux de tous. Plus personne ne peut prétendre les ignorer.

Depuis avant-hier, il est soumis à une procédure d’impeachment. Il a toutes les chances d’en sortir acquitté.

Et pas un seul représentant Républicain, pas un seul Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (64) – Trump : Ce n’est qu’un début 

Nighthawks enfin expliqué – 8

Et pour terminer cette série, voici la huitième version de Nighthawks. Certains spécialistes ont émis des doutes sur l’authenticité de cette version. D’autres pensent qu’elle constitue le résultat inéluctable en même temps que l’aboutissement parfait des hésitations du peintre. Personnellement, qu’elle soit de Hopper ou d’un contrefacteur m’est totalement indifférent.
Sur ce, bonsoir, je vais me recoucher.

(auteur inconnu)

Nighthawks enfin expliqué – 7

Voici la septième étude qu’Edward Hopper réalisa avant de rendre publique la version  regrettablement muette que nous connaissons de cette oeuvre qui aurait pu être majeure. Cette ultime version révèle le coté autoritaire et même un peu sadique du peintre. On raconte que pour tirer le meilleur de ses modèles, il aimait les mettre dans des situations inconfortables ou gênantes. C’est ainsi que faute de tabourets de bar, le couple de face simule la position assise, position très pénible à la longue, on en conviendra. De même, le modèle qui tient le rôle du barman ne porte pas de pantalon, ce qui est gênant et pour lui et pour la femme en rouge. C’est dans les p’tits détails comme ça que l’on voit le génie de l’artiste. On remarquera aussi que Hopper, l’homme de dos, est le seul à être véritablement assis et complètement vêtu.

¿ TAVUSSA ? (60) : Impeachment ? Vous avez dit Impeachment ?

Vous vous souvenez certainement de cet article retentissant que j’avais publié il y aura bientôt deux ans sur l’Impeachment. Non ? Alors, vous pouvez le retrouver à cette adresse :

http://www.leblogdescoutheillas.com/?p=10934

Son titre, c’était Impeachment, c’est pas demain la veille ! Eh bien, deux mois après que la procédure ait été lancée, je persiste et je signe : l’Impeachment, c’est pas demain la veille !

Mais tout d’abord, laissez-moi m’agacer un peu de la façon dont la Presse Française traite la procédure d’impeachment dont le Président des États-Unis fait l’objet.

Comme disait Marius à propos de la Marine Française, je dis, moi : « Je l’aime, la Presse Française, je la respecte, la Presse Française, il n’empêche que tout le monde sait bien que Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (60) : Impeachment ? Vous avez dit Impeachment ? 

Les choses de la vie

La vie est pleine de petits trucs qui agacent : la voix perçante de cette femme qui téléphone dans ce wagon de chemin de fer, ce garçon de café qui refuse de vous voir, cet homme devant vous qui a le bras trop court pour saisir son ticket de péage. La vie n’est pas faite que de cela, mais elle en est remplie. Entre amis, on en parle, on s’en plaint, on en rit. Les rappeler, les mettre en scène, les caricaturer, et ainsi les désamorcer, c’est le rôle de l’humoriste, mais aujourd’hui, pas le mien.

Car la vie est aussi remplie de petites choses bonnes, choses agréables, drôles, charmantes, émouvantes… Elle n’est pas faite que de ça, mais aussi de ça. Je me demande d’ailleurs pourquoi, entre amis, on parle moins de ces petites bonnes choses que de ces petits trucs agaçants. Peut-être parce qu’en les évoquant, on craint de paraitre stupidement sentimental,  niaisement nostalgique, fichtrement fleur bleue, irrémédiablement idiot ou juste bêtement naïf. Alors, on n’en parle pas. Mais parfois, quand on est devant sa fenêtre, songeur, à regarder la rue, sans le vouloir vraiment on évoque une de ces petites bonnes choses. Moi, je vous dis que c’est à ce moment là qu’il faut tirer sur le fil, délicatement pour ne pas le déformer, doucement pour ne pas le rompre et jouir du souvenir de chacun de ces petits instants, de chacune de ces petites bonnes choses, jusqu’à ce que le téléphone sonne et vous ramène à la réalité : « C’est moi ! T’es où ? »

Dans les lignes qui suivent, sans honte, je vais évoquer Continuer la lecture de Les choses de la vie 

Nighthawks enfin expliqué – 5

Si vous avez raté les explications précédentes du Nighthawks d’Hopper, il faut absolument CLIQUER ICI et CLIQUER ICI et CLIQUER ICI et ICI AUSSI.

Après avoir évoqué successivement l’instabilité féminine et la permanence masculine, les difficultés de la vie en couple, le dilemme angoissant des automobilistes et les joies du touriste américain à Paris,  dans cette antépénultième version, l’artiste a voulu exprimer son désespoir et sa colère devant l’impossibilité dans laquelle se trouve l’homme de sortir de son enfermement. Y a-t-il réussi, là est la question. On notera avec amusement que, par le truchement du personnage de dos, l’artiste s’interpelle lui-même en tant que Créateur de toutes choses, en en particulier de ce bar sans issue.

Bientôt sur vos écrans

7 Nov,  Le canard : 1-La maison d’Eygalières
8 Nov,  Le canard : 2-L’escadre

Le Bourgeois gentilhomme – Nouvelles scènes

(déjà publié il y a 18 mois, mais toujours indispensable à chaque rentrée des classes)

Le 14 octobre 1670, il y a exactement 349 ans (!), Le Bourgeois gentilhomme était joué pour la première fois au château de  Chambord. Molière ayant été averti par la Montespan que le  Roi Soleil était de très mauvaise humeur ce soir-là, l’auteur décida de raccourcir sa pièce en supprimant trois scènes. La pièce ainsi tronquée ayant eu l’heur de plaire énormément à Sa Majesté, les scènes supprimées ne furent jamais rejouées par la troupe de Molière, instaurant une  tradition que la Comédie Française a respectée jusqu’à ce jour. Cette tradition sera interrompue à la saison prochaine où l’on verra enfin la pièce dans son intégralité. Voici les trois scènes en question :

 

Le bourgeois gentilhomme

Acte II – Scène III

Monsieur Jourdain, Maitre de Philosophie, Nicole

Monsieur Jourdain

— Holà, Monsieur le Philosophe, vous arrivez tout à propos avec votre philosophie.

Le Maître de Philosophie

—Qu’est-ce donc ? Qu’y a-t-il, Monsieur ?

Monsieur Jourdain

—Voici : je sors tantôt du salon de Philaminte. J’y ai rencontré Continuer la lecture de Le Bourgeois gentilhomme – Nouvelles scènes 

Au Bar des Syndromes – Quatrième scène

—…

—…mais dans le même temps, ou disons immédiatement après, je me dis que ce n’est pas moi qui pense cela mais celui que j’observe. Vous voyez l’abîme ? Je pense qu’il pense que je pense qu’il pense… Et puis, je retombe dans le scepticisme précédent, et ainsi de suite… C’est très inconfortable, vous savez !

Effectivement, ça doit être pénible. Je suis vraiment désolé pour vous, sincèrement, et je vous présente mes excuses.

—Pourquoi ? Vous n’y êtes pour rien !

—Ne croyez pas cela. Non, on ne m’avait rien dit, j’ignorais tout ça.  Je suis vraiment navré. Mais je vais tout arranger. C’est l’affaire d’un instant. Laissez-moi passer quelques coups de fil…

SCENE IV 

—Mais qu’est-ce que vous racontez, nom de Dieu ? Des coups de fil ! À qui ? Où ?

—Mais, à mon bureau, là-haut, bien sûr !

—Votre bureau ? Là-haut ? Qu’est-ce que vous voulez dire, là-haut ?

Eh bien chez moi, enfin ! Là-haut ! Ah ! Vous ne saviez pas ? Bon, il va bien falloir que je vous explique. Alors voilà : au début, j’ai craint que vous ne soyez atteint de solipsisme, mais j’avais tort. C’est très étonnant, mais j’avais tort. À présent, j’ai tous les éléments pour diagnostiquer un véritable syndrome de dépersonnalisation. Mon vieux, vous souffrez de dépersonnalisation. C’est une déplorable erreur de mes services dont je suis confus et, encore une fois, je vous présente toutes mes excuses. Ah ! Heureusement que je vous ai rencontré tout à l’heure. Tout va s’arranger, vous aller voir. Ne bougez pas, je reviens avec le nécessaire.

— Quoi, le nécessaire ? Quel nécessaire ?

Ce sera pratiquement sans douleur, rassurez-vous

—Comment ça, pratiquement sans douleur ? Comment ça, pratiquement sans Continuer la lecture de Au Bar des Syndromes – Quatrième scène