Archives pour la catégorie Non classé

Dernière heure : Justice sociale et Code de la Route

Dernière heure : Justice sociale et Code de la Route

Édouard Philippe envisage de limiter la vitesse à 80km/h pour les ménages français les plus aisés, et laisser la vitesse à 90 km/h pour les autres…

Cette information a été tirée de la Newsletter MonFinancier de Marc Fiorentino que j’ai déjà eu l’occasion de vous recommander. Abonnez-vous, c’est toujours interessant et parfois drôle.

  • ET DÈS DEMAIN ET JOURS SUIVANTS
  • Demain, 8 h 47 min Le règne du langage – Critique aisée n°148
  • 31 Jan, 8 h 47 min Rapprochement
  • 31 Jan, 18 h 45 min Dernière heure : Tragédie sur le blog
  • 1 Fév, 8 h 47 min Homéotéleute et Polyptote (1)

 

¿ TAVUSSA ? (52) : La démocratie, ça ne marche pas

Avant-hier, Jeudi, Emmanuel Macron, Président de la République, a reçu en entretien privé Laurent Wauquiez, Président des Républicains, le parti qui descend, c’est le cas de le dire, de celui qui a dirigé la France pendant la plus grande partie de l’après-guerre. Et BFM nous apprend que le premier sujet abordé par L.W. — au grand agacement d’E.M., est-il précisé — c’est la limitation de vitesse sur les routes, récemment portée de 90 à 80 Km/h.
On est ici tout de suite frappé par le sens de l’Intérêt Supérieur de la Nation qui étreint le président du parti qui se fait actuellement littéralement bouffer par le Rassemblement National. En ces temps de troubles civils, d’incertitude économique, d’hésitations morales et de pentes savonneuses vers l’extrême droite, c’est vraiment ce qu’il faut à la République : rétablir les 90 km/h sur les routes à chaussées non séparées.
Mais le plus troublant, c’est que, Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (52) : La démocratie, ça ne marche pas 

Dernière heure : Quousque tandem

Dernière heure : Quousque tandem
Lundi 21 janvier

Quousque : adv. ; Jusqu’où, jusqu’à quel point. « Quousque tandem Catilina abutere patientia nostra ? » : Jusques à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ? Cicéron (Catilinaires I-IV)

Depuis dix semaines, à Paris tous les samedis et en Province tous les jours, on dirait que la France est occupée. Sous les yeux fermés d’une presse médusée, les automobilistes doivent montrer patte jaune pour passer les carrefours, les commerces doivent fermer leurs rideaux de fer, les banques et commerces de luxe doivent contreplaquettiser leurs façades. Chaque week-end, le monde est un peu plus persuadé que, tous les samedis, le pays ferme ses musées (qu’il vante), interdit ses avenues (qu’il célèbre), brûle Continuer la lecture de Dernière heure : Quousque tandem 

La suite de Balbec – Chapitre 5

(…) et, au milieu des enluminures qui entouraient le titre, le nom de l’auteur et celui de l’éditeur, je vis, en grande lettres capitales soigneusement tracées à la règle et au compas, mon nom. Mes jambes fléchirent et je tombai assis à côté du gros livre. C’était le mien ! Mon Gaffiot ! Celui que j’avais revendu dès la fin de ma classe de seconde.

— Ça y est ? Vous avez compris ?

5-Le petit Marcel

Je sursautai et levai les yeux : c’était la petite silhouette silencieuse de tout à l’heure. Maintenant que je l’observais depuis le niveau du sol où j’étais tombé assis, saisi par la surprise, il me paraissait grand, très grand. Pourtant, il se dégageait de lui une impression de douceur et de sagesse. En un éclair, je me souvins que c’est à peu près comme ça que je m’imaginais le Bon Dieu quand je faisais mes prières le soir avec maman, moi les yeux fermés, à genoux devant mon lit, coudes appuyés sur la couette et elle, assise sur le lit, me regardant et me soufflant quand il fallait les mots qui me manquaient.

— Est-ce que j’ai compris ? Je ne sais pas. Je ne suis pas sûr.

— Réfléchissez encore un peu, me dit-il. Qu’avez-vous vu ici depuis que vous êtes entré ?

— Eh bien, des stylos, des carnets, des livres, un dictionnaire de latin, vous…

— Et ces objets, ces livres, vous les connaissiez ? Et moi, vous me connaissiez ?

— Non, mais…

— Mais quoi ? Allons, faites un effort.

Je me levai lentement, et tout en réfléchissant, je ramassai le Gaffiot et l’examinai à nouveau. En le feuilletant, je retrouvai Continuer la lecture de La suite de Balbec – Chapitre 5 

La suite de Balbec – Chapitre 4

(…) je me revoyais écrivant dix fois mon prénom sur des ordonnances vierges en appuyant fort sur le stylo afin d’en obtenir un large trait gonflé d’encre luisante pour le seul plaisir de sécher les lettres et voir ainsi, comme dans un miroir, mon nom apparaître à l’envers sur le buvard.

4-La librairie

Je passai ensuite de l’autre côté du magasin, celui qui était consacré à la littérature. Je me faufilai entre deux rayonnages de bois dont les étagères se courbaient sous le poids des livres. Curieusement, la plupart d’entre eux n’étaient que d’autres exemplaires de ceux que j’avais vus un peu plus tôt dans la vitrine. Hugo, Dickens, Maupassant… Je prélevai un exemplaire de Bel-Ami et me mis à le feuilleter. Ses pages étaient blanches. Je reposai Bel-Ami et saisis une Madame Bovary voisine. À part la première, qui reprenait le nom du roman et celui de son auteur, toutes les autres pages étaient vierges. Étrange ! Je pensai alors que je me trouvais devant un stock de rebuts d’imprimerie destinés au pilon. Je relevai la tête. La silhouette sous la lampe avait disparu. J’avançais entre les rayons de plus en plus éloignés de la vitrine donc de plus en plus sombres. Je remarquai plusieurs changements : du blanc cassé ou jaune filasse ou marron clair, les dos des livres étaient passés au rouge vif, bleu ciel, rose bonbon, vert pomme. Les dimensions aussi variaient d’un volume à l’autre, créant sur Continuer la lecture de La suite de Balbec – Chapitre 4 

Dernière heure : Le mauvais cheval de Mélenchon

Dernière heure : Le mauvais cheval de Mélenchon
Vendredi 11 janvier

Le premier mandat de Maduro a vu une implosion sans précédent dans l’histoire de l’Amérique Latine : sans que le pays soit en guerre, l’économie du Venezuela a rétréci de moitié. Ce qui fut la société la plus riche de la région a été balayée par des épidémies de malnutrition, de maladies évitables et de crimes violents. Trois millions de personnes ont fui le pays. Pourtant Maduro, après avoir orchestré une réélection frauduleuse, met en avant ce que le régime nomme une « révolution socialiste », avec le soutien de Cuba et de prêts meurtriers de la Russie et de la Chine. (Source : Washington Post)

Maduro n’aura pas causé que la ruine de son pays. Il aura aussi nettement contribué à celle de la popularité de l’homme qui, il n’y a pas si longtemps, le portait aux nues avec Chavez : J.L. Mélenchon. Selon les Échos, sa popularité n’en finit pas de s’effondrer. Il perd 3% en 1 mois, et 14% depuis le début du quinquennat. Il est même passé derrière François Hollande, humiliation suprême. Et pourtant, rappelons-le chaque jour, « La République, c’est lui ». (Source : ‘MonFinancier.com’)

Vous voyez bien qu’il n’y a pas que de mauvaises nouvelles !

La suite de Balbec – Chapitre 2

(…) Je cherchai Balbec et son Grand Hôtel dans le Guide Michelin, mais ils n’y étaient pas. Je dus me rendre à l’évidence : Balbec n’existait pas. Pas de problème, Google m’apprit en moins d’une minute que Balbec était en fait le faux nom de Cabourg, et qu’il y existait bien un Grand Hôtel.

2-Le Grand Hôtel

J’appelai l’hôtel et je demandai à parler au Directeur. Je lui fis part de mon projet. Un type charmant. Il m’expliqua que lui et toute son équipe seraient ravis d’accueillir un auteur sur les traces du grand Marcel Proust. Il ajouta qu’ils avaient une grande habitude de mon genre de clientèle. En effet, me dit-il, depuis plus d’un demi-siècle, le Grand Hôtel avait l’honneur de recevoir chaque année au moins un écrivain et deux ou trois journalistes ayant le même souci : se replonger dans l’ambiance proustienne du tournant du dix-neuvième siècle. Le Grand Hôtel avait donc mis au point une offre spéciale qu’elle avait appelée « Une suite à Balbec ». Proposée uniquement aux professionnels, écrivains, cinéastes, journalistes et assimilés et pour un séjour minimal d’une semaine, « Une suite à Balbec » comprenait la jouissance de la suite même où Monsieur Proust avait séjourné, le petit déjeuner continental servi dans la chambre, et les deux repas principaux à la table que l’auteur de la Recherche avait honorée de sa présence. Selon les humeurs du temps, le thé pouvait être servi sur la terrasse ou dans le petit salon. La décoration de la suite « Balbec » avait été refaite entièrement l’année précédente, mais en stricte conformité avec ce qu’elle était du temps du grand écrivain. On y avait apporté le Continuer la lecture de La suite de Balbec – Chapitre 2 

Dernière heure : Cassandre et les Troyens

Dernière heure : Cassandre et les Troyens
Vendredi 7 décembre

Demain matin, dans mon Journal des Coutheillas vous pourrez lire un commentaire sur Joachim du Bellay. « Complètement décalé, le rédacteur en chef ! », me direz-vous peut-être. « Pas du tout ! » répondrai-je.  « Sachez que les articles qui paraissent chaque matin à 7h47 sur le Journal des Coutheillas sont programmés, parfois plus d’un mois à l’avance, et qu’ils n’ont donc pas Continuer la lecture de Dernière heure : Cassandre et les Troyens