Archives pour la catégorie Non classé

RENDEZ-VOUS A CINQ HEURES (30)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (30)

14/06/2020

Cadavres exquis

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Ils découvrirent les cadavres dans une tranchée, à l’extrême limite nord du quartier dépendant du commissariat. La compagnie du téléphone avait éventré la chaussée, la veille en début de matinée, afin de réparer des câbles souterrains. Les ouvriers avaient terminé leur travail à la tombée de la nuit, alors que la température était tombée en dessous de zéro. Ils avaient provisoirement recouvert le trou de planches et l’avaient encerclée de barrières équipées de feux clignotants afin de tenir les voitures à distance de la longue et étroite tranchée. Quelqu’un avait arraché les planches et jeté les six corps dans le trou. Deux flics qui patrouillaient aux environs des quais à bord de leur voiture-radio repérèrent la brèche dans le revêtement de planches et braquèrent leurs torches électriques dans la tranchée. C’était un 6 janvier, à trois heures du matin. À trois heures dix, les inspecteurs Al Corbaccio et Bertram Winter étaient sur les lieux. Continuer la lecture de RENDEZ-VOUS A CINQ HEURES (30) 

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (28)

RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (28)

12/06/2020

Cadavres exquis

(0)

Ils découvrirent les cadavres dans une tranchée, à l’extrême limite nord du quartier dépendant du commissariat. La compagnie du téléphone avait éventré la chaussée, la veille en début de matinée, afin de réparer des câbles souterrains. Les ouvriers avaient terminé leur travail à la tombée de la nuit, alors que la température était tombée en dessous de zéro. Ils avaient provisoirement recouvert le trou de planches et l’avaient Continuer la lecture de RENDEZ-VOUS À CINQ HEURES (28) 

Une douche froide (5/5)

5- Marantza, femme fatale ou femme d’intérieur ?

Quand la porte du sas s’était refermée sur Ptlamn, Marantza était demeurée allongée sur le ventre, les yeux fermés, la tête enfouie dans l’oreiller, dans l’exacte positon où Ptlamn venait de lui mordre la fesse.  Elle les avait bien reconnus, les symptômes qu’il manifestait. On les lui avait appris, elle les connaissait : les gestes, les regards, les attentions, la fébrilité, la susceptibilité, les exigences subites, la soumission, l’exaltation, les rires, les larmes… Tous les symptômes de l’amour, Ptlamn les présentait tous. Elle jugea que c’était une situation regrettable et même dangereuse. Oh ! Pas dangereuse pour elle, non, mais pour lui ! Elle, elle en était bien incapable, d’aimer. Elle faisait simplement ce qu’on lui Continuer la lecture de Une douche froide (5/5) 

Raoul

Morceau choisi

J’ignore comment je suis tombé
Sur ce poème majeur —
Pour une fois je n’ai pas peur
D’utiliser un tel cliché —
Chef d’œuvre de drôlerie,
Et aussi de légèreté,
J’ai beaucoup souri,
Et bien aimé.
Et je ne peux plus résister
Au plaisir de le partager.
Peut-être pour l’apprécier
Faudrait-il que vous le lisiez
A voix haute, dans un réduit.
Vous y seriez tranquille, et puis
Là, vous sentiriez bien
La noblesse des alexandrins,
La vigueur des hexasyllabes
Sans parler d
es tétrasyllabes
Qui eux aussi ne sont pas mal.

En tout cas ce n’est pas banal.
Enfermez-vous dans le réduit, 
Allez-y:
Et lisez Raoul de Guitry
Que voici :

 

Raoul
Sacha Guitry

J’ai fait sa connaissance au mois de Février.
Pour être plus précise encor : un mercredi.
Nous échangeâmes quelques mots, puis il m’a dit:
« Vous devriez
Venir dîner seule avec moi! »
C’était la fin du mois –
Qui vient précisément si vite en Février.
Il insistait: « Vous devriez ! »
Alors, ma foi, j’ai répondu :
« C’est entendu. »
Son invitation laissait supposer
Qu’il me considérait un peu comme une poule,
Certes, mais, d’autre part, si j’avais refusé,
Je n’aurais jamais su qu’il s’appelait Raoul.
Au restaurant, pour commencer,
J’ai pris des moules.
J’aime les moules –
Il les déteste. II n’a rien dit – et m’a laissée
Manger mes moules,
Tandis qu’il savourait des artichauts – je crois.
Étaient-ils chauds,
Étaient-ils froids,
Ces artichauts ?
La chose importe peu, soyons francs et loyaux.
Ensuite, ensuite… ensuite,
On a mangé de l’aloyau,
Puis du gâteau de pommes cuites.
Et le soir même, on a – mais passons là-dessus.
Oui, passons sur la bagatelle…
Si j’avais refusé, comment aurais-je su
Qu’il habitait l’hôtel ?
Huit jours plus tard – c’était le 6 –
On est allé dîner tous les deux chez Vatel.
Et, tandis que Raoul,
Sans se faire prier,
Commandait des saucisses,
Je me suis écriée :
« Moi, je voudrais des moules! »
Alors, il a dit: « Non -les moules, c’est mortel! »
Et devant le maître d’hôtel,
Comme si nous étions devant le Maître-Autel,
Il crut devoir ajouter même :
« Oh! Que nenni! Tu n’en mangeras plus maintenant, c’est fini,
Car ta vie est à moi! Prends des macaronis,
Prends de ceci,
Prends de cela,
Du chou farci,
Du cervelas –
Maître d’hôtel, servez-la! –
Prends du canard au sang, du bitock à la crème,
Mais plus de moules – car je t’aime! »
Ça m’a touchée infiniment – vous le pensez.
Ma vie était à lui !
Le bonheur avait lui
Sous un ciel azuré.
Et, du coup, l’avenir me semblait assuré !
Puis, les jours ont passé.
Dame, ici-bas tout passe.
Et de tout – hélas! – on se lasse…
On s’aime, on se caresse, on s’embrasse, on roucoule,
Et parfois, l’un des deux en a vite assez ri.
La preuve en est qu’hier, au restaurant,
Raoul
M’a dit:
« Chérie, Veux-tu des moules? »

 

ET DANS LES JOURS QUI VIENNENT :

  • Demain, 7 h 47 min Qui a pété ? (2)
  • 14 Mai, 7 h 47 min Margaret Mitchell ou François Villon ?
  • 15 Mai, 7 h 47 min Ma vie de mioche – Critique aisée n°159
  • 17 Mai, 7 h 45 min Controverse

¿ TAVUSSA ? (53) : Les Gilets Jaunes ? Combien de divisions ? (2)

Depuis des mois (eh oui, des mois), à propos de la crise des Gilets Jaunes, on entend de la bouche des journalistes, chroniqueurs, commentateurs des expressions comme celles-ci :

Les gens ne veulent plus de …
Les français en ont assez de …
Le peuple ne fait plus confiance à …

Dans la bouche d’un parlementaire d’opposition, ce serait chose normale, attendue, acceptable même. La généralisation, l’extrapolation, l’exagération et l’amalgame sont les armes habituelles de la politique depuis que Le Monde est Monde. Mais, des journalistes, enfin ceux qui ne sont pas trop visiblement engagés ou qui ne devraient pas l’être, on pourrait attendre un peu plus de précaution dans le langage, de précision dans les mots qu’ils utilisent et les formules toutes faites qu’ils répètent. Les gens ne veulent plus …Tous les gens ? Les Français en ont assez …Combien de Français ? Le peuple ne fait plus confiance … Quel peuple ? Mais qui sont donc ces gens, où sont ces français, de quoi ce peuple est-il fait ?

Et d’abord combien sont -ils ?

A en juger par les chiffres communiqués chaque samedi soir (l’sam’di soir après l’turbin, comme disait la chanson de Maurice Chevalier), les manifestants étaient au nombre de quelques milliers à Paris et de quelques dizaines de milliers dans toute la France. De mémoire de spectateur atterré (1) de chaîne d’info continue, les GJ n’ont jamais réussi à réunir plus de 10.000 personnes Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (53) : Les Gilets Jaunes ? Combien de divisions ? (2) 

¿ TAVUSSA ? (52) : La démocratie, ça ne marche pas

Avant-hier, Jeudi, Emmanuel Macron, Président de la République, a reçu en entretien privé Laurent Wauquiez, Président des Républicains, le parti qui descend, c’est le cas de le dire, de celui qui a dirigé la France pendant la plus grande partie de l’après-guerre. Et BFM nous apprend que le premier sujet abordé par L.W. — au grand agacement d’E.M., est-il précisé — c’est la limitation de vitesse sur les routes, récemment portée de 90 à 80 Km/h.
On est ici tout de suite frappé par le sens de l’Intérêt Supérieur de la Nation qui étreint le président du parti qui se fait actuellement littéralement bouffer par le Rassemblement National. En ces temps de troubles civils, d’incertitude économique, d’hésitations morales et de pentes savonneuses vers l’extrême droite, c’est vraiment ce qu’il faut à la République : rétablir les 90 km/h sur les routes à chaussées non séparées.
Mais le plus troublant, c’est que, Continuer la lecture de ¿ TAVUSSA ? (52) : La démocratie, ça ne marche pas 

Dernière heure : Le mauvais cheval de Mélenchon

Dernière heure : Le mauvais cheval de Mélenchon
Vendredi 11 janvier

Le premier mandat de Maduro a vu une implosion sans précédent dans l’histoire de l’Amérique Latine : sans que le pays soit en guerre, l’économie du Venezuela a rétréci de moitié. Ce qui fut la société la plus riche de la région a été balayée par des épidémies de malnutrition, de maladies évitables et de crimes violents. Trois millions de personnes ont fui le pays. Pourtant Maduro, après avoir orchestré une réélection frauduleuse, met en avant ce que le régime nomme une « révolution socialiste », avec le soutien de Cuba et de prêts meurtriers de la Russie et de la Chine. (Source : Washington Post)

Maduro n’aura pas causé que la ruine de son pays. Il aura aussi nettement contribué à celle de la popularité de l’homme qui, il n’y a pas si longtemps, le portait aux nues avec Chavez : J.L. Mélenchon. Selon les Échos, sa popularité n’en finit pas de s’effondrer. Il perd 3% en 1 mois, et 14% depuis le début du quinquennat. Il est même passé derrière François Hollande, humiliation suprême. Et pourtant, rappelons-le chaque jour, “La République, c’est lui”. (Source : ‘MonFinancier.com’)

Vous voyez bien qu’il n’y a pas que de mauvaises nouvelles !

Sentences, maximes et aphorismes

Les gens qui sont myopes d’un œil, presbyte de l’autre et qui louchent par surcroît, sont impardonnables de ne pas voir ce qui se passe autour d’eux.

Le rire est à l’homme ce que la bière est à la pression.

Pourquoi dit-on souvent qu’un appartement est haut de plafond et jamais bas de plancher ?

Une erreur peut devenir exacte, selon que celui qui l’a commise s’est trompé ou non.

Je songe souvent à la quantité de bœuf qu’il faudrait pour faire un bouillon avec le lac de Genève.

L’OS à MOELLE – Pierre Dac

ET DEMAIN, LE LIVRE DE L’ETHIOPIEN, UN CADEAU !