Tous les articles par Philippe

Le Cujas : Résumé des chapitres précédents

La publication de nouveaux épisodes du Cujas va reprendre demain matin, tout au moins celle du chapitre 8 qui est consacré à Georges Cambremer. L’auteur a avoué que le chapitre 9 n’est pas tout à fait terminé et que le 10ème, le dernier, n’est même pas encore imaginé. Mais, sous la pression des lecteurs, le JdC a décidé de prendre le risque de publier un roman qui ne sera peut-être jamais achevé. Comme disait Homère : on verra bien.

Résumé des chapitres précédents

La  publication du dernier épisode du chapitre 7 du Cujas, c’était le 18 septembre de cette belle année 2020. Cela fait donc 5 mois que vous avez perdu de vue les personnages de ce roman en construction. Avant de commencer à publier demain son huitième chapitre, il pourrait être utile de résumer les chapitres précédents. 

Tout d’abord, l’argument :

En 1948, à Paris, Dashiell Stiller retrouve un à un les personnages qu’il avait photographiés treize années plus tôt à la terrasse d’un café du Boulevard saint Michel, Le Cujas. Chacun d’entre eux lui raconte un morceau de sa vie.

En premier, il y a Marteau, Marcel Marteau :

Cet artisan ébéniste de la rue Monsieur le Prince a plutôt l’air un brave type. Pendant près de trente ans, il a été le client le plus fidèle du Cujas, et même  à l’entendre, il aurait pas mal fréquenté la patronne, Antoinette Gazagnes. Pourtant, depuis l’Occupation de Paris par les Allemands dans les années 40, il est fâché avec elle. Elle et lui ne se parlent plus. Pourquoi ?
« Ça me regarde », dit Marteau. 

Ensuite, il y a Antoinette Gazagnes.

Née dans la montagne auvergnate, élevée à Aurillac chez les Soeurs de Sainte-Agnès, épousée par Léonard, un jeune bougnat ambitieux, elle est montée à Paris pour y tenir Le Cujas avec lui. En aout 1914, le brave Léonard Continuer la lecture de Le Cujas : Résumé des chapitres précédents

La Place des Vosges

Post it 27

La Place des Vosges

C’est dommage. C’est un peu loin, la place des Vosges. Un peu loin de chez moi. Deux mille sept cents mètres exactement. A l’aller, ça va, ça descend : la rue des Carmes, la place Maubert, le boulevard Saint-Germain, le Pont de Sully, la rue du Petit Musc et puis, au bout de la rue Beautreillis, le pavillon du Roi qui vous ouvre son passage vers la Place.

Elle est belle, cette place. Elle est carrée, pas grandiose, mais belle, royale, à taille encore humaine, avec ses toits noirs et pentus, ses hautes cheminées et ses chiens assis, ses  oeils-de-bœuf et ses grandes fenêtres à Continuer la lecture de La Place des Vosges

Dernière heure : The spectral menace of “Islamo-leftism”

Dernière heure : France and the spectral menace of “Islamo-leftism”

Ceci est le titre d’un article du Washington Post de ce matin et, pour ceux qui ne sont pas totalement familier de la langue de la bien pensance américaine, je préciserai que spectral veut dire fantomatique et que fantomatique veut dire irréel, imaginaire

Le Washington Post est victime à son tour, et ça ne date pas d’hier, de la contagion des Gender Studies, des Women Studies et de Continuer la lecture de Dernière heure : The spectral menace of “Islamo-leftism”

Notes à propos de l‘Univers

Attention, ne vous y trompez pas, ceci n’est pas un article de vulgarisation, c’est juste le recueil de quelques faits avérés qui vous permettront de briller en société (mais pas bien longtemps).

 

Il y a quarante ans :
— on avait calculé que l’Univers avait 13 milliards d’années.
— on estimait le nombre de galaxies à une bonne centaine de milliards
— on pensait que toute la matière contenue dans l’Univers était constituée d’atomes, molécules, protons, neutrons, quarks, gluons, photons… et que tout ça n’avait plus Continuer la lecture de Notes à propos de l‘Univers

Rendez-vous à cinq heures : à chacun son éléphant

La page de 16h47 est ouverte…*

L’irréfutable du Zambèze
par Guy

Le Rendez-vous à cinq heures-L’éléphant de Jim, m’a fait remémorer une aventure en Afrique, il y a quelques années.

C’était lors de la reconnaissance d’un site, pour la construction d’un pont (terminé depuis), sur le Zambèze, près des Chutes Victoria.

Circulant sur un remblai près du fleuve, nous avons soudain repéré un groupe de ces pachydermes, errant en contre-bas de la route.
Pas une surprise dans cette zone de safaris du Botswana.
On s’arrête et je descends pour prendre des photos d’un peu plus près.
Approche prudente donc, mais, soudain, un barrissement, une trompe en l’air, des oreilles qui fouettent, et le Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : à chacun son éléphant

Aphorismes optimistes pour passer une bonne année 

Telle est la vie des hommes, quelques joies très vite effacées par d’inoubliables chagrins.
Il n’est pas nécessaire de le dire aux enfants.
Marcel Pagnol

On paie le bonheur de vivre par la peur de mourir. 
René Dorin

Travaillez pendant que vous avez encore la lumière.
Marcel Proust

Non seulement Dieu n’existe pas, mais Continuer la lecture de Aphorismes optimistes pour passer une bonne année 

Rendez-vous à cinq heures : l’éléphant de Jim

La page de 16h47 est ouverte…*

Ce matin s’est présenté à ma porte, après avoir pulvériser la barrière du jardin, cet énergumène très en colère. Il m’a dit “je n’aime pas être traité d’irréfutable, j’exige des excuses”. J’ai voulu parlementer, erreur funeste, mon jardin est dévasté.

Jim

 

Note de la rédaction
Si la mémoire de l’éléphant est proverbiale, ce n’est pas le cas de l’étendue de son vocabulaire. Il aurait fallu rappeler Continuer la lecture de Rendez-vous à cinq heures : l’éléphant de Jim

Dans la lumière des phares

Réédition

Novembre 1950. Je viens d’avoir huit ans. On m’a installé comme d’habitude sur la banquette arrière de la 203. Mon père conduit et son ami Eugène est à côté de lui. Ils fument sans arrêt. Ce soir, nous coucherons à Sully. Nous chasserons demain à Coullons. J’ai l’habitude de ce parcours et, pour moi, il est interminable. Je m’endors dès la porte de Châtillon.

Coup de frein, les portières avant s’ouvrent à la volée et les  deux hommes descendent précipitamment. L’air froid pénètre dans la voiture. Je suis parfaitement réveillé. Dans la lumière des phares, je ne vois d’abord que les hautes branches des platanes qui bordent la route, et puis j’entends des cris.

Une voix de femme: “Arrête, arrête, j’suis enceinte, j’suis enceinte!”

Je me redresse sur la banquette et je vois se découper sur le fond noir de la nuit dans le double cône des projecteurs une scène irréelle et violente : devant notre voiture , une autre Continuer la lecture de Dans la lumière des phares