Tous les articles par Philippe

L’Homme

L’homme date des temps les plus anciens.
Les manuscrits du Moyen Age mentionnent déjà son existence. Sur des images à fond doré. Ils le représentent chassant le loup, le canard, ou même la sarcelle, en culotte rouge et en petit chapeau vert décoré d’une plume de poulet. Ou alors entouré de licornes. Et aussi mangé par des lions. Ou pliant le genou devant une dame. Ou attaquant des châteaux forts sur des lacs suisses, avec une petite culotte bouffante, des manches gigots, des piques très compliquées, des pertuisanes dont le fer a l’air d’une lettre arabe, des canons, des boulets en pierre, sur des radeaux que les assiégés repoussent du pied en brandissant des couteaux de cuisine.

Allez ! Je vous laisse deviner, ou trouver, de quel traité d’histoire j’ai tiré cet extrait.

Bientôt publié
Demain, 07:47 Paris ! À nous deux (5) – Trekking sans arme ni bagage
23 Oct, 07:47 TABLEAU 321
25 Oct, 07:47 On dirait qu’on serait dimanche…
26 Oct, 07:47 Le principe d’incertitude d’Heisenberg
27 Oct, 07:47 Au pays des cinq soleils

Mythe et allégorie

Chacun sait ce que c’est qu’un mythe. Selon Wikipedia, Pic de la Mirandole virtuel, un mythe c’est …

… une construction imaginaire qui se veut explicative de phénomènes cosmiques ou sociaux et surtout fondatrice d’une pratique sociale en fonction des valeurs fondamentales d’une communauté à la recherche de sa cohésion.

Quand on prononce le mot « mythe » devant vous, vous sortez aussitôt votre Antigone, votre rocher de Sisyphe ou votre boite de Pandore. Et si par malheur un malappris vous somme de donner la signification du mythe, la plupart du temps, vous vous lancez dans une explication vaseuse et embarrassée comme quoi c’est la représentation de la révolte de la jeunesse contre l’autorité, l’illustration de la stupidité de l’existence ou l’avertissement du danger qu’il y a braver les interdits des dieux. Vous auriez pu dire tout aussi bien que Continuer la lecture de Mythe et allégorie 

Bas les masques !

T’as d’beaux yeux, tu sais ?
Marcel Carné – Quai des Brunes, 1937.

Si j’ose aborder ce sujet frivole (mais préoccupant), c’est parce que mon âge m’y autorise désormais sans la moindre ambiguïté. Il devrait intéresser les lecteurs masculins du blog, peut-être certaines lectrices aux idées larges, et, à coup sûr, son rédacteur en chef.

Voilà. Depuis que le confinement s’est abattu sur notre vie quotidienne, je me demande si le port du masque n’aurait pas modifié la fréquence des coups de foudre fugitifs dans la rue, le bus ou le métro, encore que dans ce dernier le charme féminin ou masculin s’y fasse de plus en plus rare. Je m’explique : depuis que tout le monde porte un masque, j’ai le sentiment que le nombre de jolies femmes a augmenté de façon exponentielle alors que, paradoxalement, seule la moitié supérieure de leur visage est visible. La première explication Continuer la lecture de Bas les masques ! 

 Traduttore, traditore ?

L’oisiveté est mère de toutes les expériences : j’ai eu brusquement l’envie de tester la fiabilité des traductions par Google. Alors, je ne sais pas pourquoi, le hasard sans doute, j’ai choisi ces deux petites phrases :
Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. »

Dans une première étape, je les ai faites traduire par Google du français en diverses langues et puis, dans une deuxième étape j’ai demandé à Google de retraduire en français la traduction qu’il venait de faire. Voici ce que ça a donné : Continuer la lecture de  Traduttore, traditore ? 

Dernière heure : Tout sur l’immunité collective

Dernière heure : Tout sur l’immunité collective
Mercredi 14 octobre

L’immunité collective, c’est quoi au juste ?

C’est le fait pour un groupe d’atteindre un nombre de personnes contaminées (et supposément immunisées) suffisamment grand pour que l’épidémie ne trouve plus à se nourrir et donc s’éteigne naturellement. Le seuil de cette immunité dépend de la nature de l’épidémie et, pour la COVID-19, l’Institut Pasteur l’a évalué à 70%.

La recherche de l’immunité collective, choisie avant d’être abandonnée par exemple par la Suède comme première méthode de lutte contre l’épidémie, toujours prônée par ce grand humaniste qu’est Nicolas Bedos, consiste donc, en l’absence de vaccin,  à laisser Continuer la lecture de Dernière heure : Tout sur l’immunité collective 

Paris ! À nous deux (4) – Revisiter le Musée d’Orsay

Mercredi 16 septembre, 16h30… L’esplanade du musée est presque déserte. Deux jeunes filles assises en tailleur face à face sur un socle de statue discutent en mangeant un sandwich. Elles sont jolies et presque parfaitement symétriques. On dirait que l’une est le reflet de l’autre. Je n’ose pas les photographier mais je le fais quand même, de loin, hypocritement, en faisant semblant de photographier une façade. C’était de trop loin : la photo ne présente aucun intérêt.
Les autres êtres humains qui peuplent l’esplanade, à peine une dizaine, sont un jeune couple asiatique et des gardiens, préposés, vigiles, sapiteurs, employés du Musée d’Orsay.
Plusieurs longs chemins zigzaguant entre deux cordons grenats portés par des piquets rutilants conduisent jusqu’à l’entrée tournoyante du Musée. Il y en a un pour les groupes,  un pour les membres de l’Association du Musée et un pour les visiteurs ayant réservé par Internet (car la réservation est obligatoire). . Tous ces chemins sont déserts. Je ne fais partie d’aucune de ces catégories, mais la troisième me parait défendable en cas d’enquête indiscrète. Au bout de cette troisième voie, un gardien m’assure que je vais pouvoir entrer quand même. « Guichet n°6, monsieur, je vous en prie ». Mises à part les quatre guichetières qui occupent Continuer la lecture de Paris ! À nous deux (4) – Revisiter le Musée d’Orsay