Tous les articles par Philippe

Liste des « Couleur Café »

Non seulement les Jumeaux sont revenus derrière la porte, mais en prime, vous avez ici la liste des « Couleur Café ».
Bonne soirée. 
Voici la liste des « Couleur café », relation d’instants ou de personnages saisis dans des bistrots, cafés et quelque fois restaurants. Si vous voulez retrouver quelques couleurs , il vous suffira d’en copier le titre, ou seulement une partie, et de le coller dans la case RECHERCHE, là où il y a une petite loupe comme ça :

 

Pose café
J’aurais voulu être un dandy…
Bribes de Brèves
La traversée de Paris
Chez Lipp
Le Parc aux Cerfs
Au Café de Flore
Je suis un pilier de bistrot
Qui sont-ils ?
Le Rostand
Conversation Sélecte
Ritorno al passato
Mon père avait raison
Amère victoire ou l’esprit d’escalier
Profondeur de champ
Adoptez un incipit !
Au petit fer à cheval
Au petit fer à cheval (le commencement)
Le Pont Royal
L’Entracte
Le comptoir du Panthéon
Café premier
La Maison Marie
Qui était donc ce type ?
Vue du pont
Bientôt Noël
Koutousov
Un p’tit noir au zinc
Les hommes de La Palette
Le stockfisch et la méduse
Ouh ! Le Hibou !

Bientôt publié

21 Jan, 7 h 47 min Black Mirror – Critique aisée n°194
22 Jan, 8 h 47 min Rencontres (4)

On m’appelait Benito (4/4)

(…) De là, en fonction du monde sur les pistes, nous pourrons prendre un café les skis aux pieds avant de foncer vers Bellevarde, l’essentiel étant de se retrouver en haut de Tovière peu après 4 heures. Bien sûr, il n’est pas question de prendre mes partenaires à rebrousse-poil en leur révélant mon plan d’un seul coup. Il faut agir progressivement et avec diplomatie. J’aurai tout le temps de le leur lâcher par bribes dans le téléphérique ou pendant le piquenique.

Finalement, ça s’est très bien passé et nous avons pu faire à peu près ce qui était prévu. L’endroit trouvé pour pique-niquer était idéal et nous n’avions pas oublié le tire-bouchon. La neige a été plutôt bonne avec pourtant un peu de verglas en bas de la Solaize. J’ai bien dû faire une concession : suite à un refus général et catégorique de prendre un café les skis aux pieds, nous nous sommes installés confortablement au soleil sur la terrasse du bar de l’Ouillette. Ça été un peu dur d’en repartir mais, à 4h20, nous étions en haut de Tovière.

Tous les quatre, côte à côte, face à la pente, nous contemplons Tignes-le-Lac qui commence à passer à l’ombre. Nous sommes tous Continuer la lecture de On m’appelait Benito (4/4) 

Petites nouvelles de rien du tout

Extraites du zapping de Marc Fiorentino

-La Chine produit 46.4% du charbon mondial, une idée de voyage pour Greta Thunberg;

***

– 1 MILLIARD D’EUROS

C’est ce que va coûter au total la grève à la SNCF.

Donc à nous.

Cette perte, nous devrons la compenser, avec nos impôts.

Un grand merci aux syndicats.

Le patron de la SNCF a donc annoncé qu’il allait devoir mettre en place un plan d’économies « sans toucher à l’emploi sur le terrain ».
Bon courage..

On m’appelait Benito (3/4)

(…) Le rythme est pris, les virages s’enchaînent, six, sept, huit. Le plaisir monte. Les cuisses chauffent, le souffle se raccourcit. Il suffit de se redresser un peu et de prendre la piste en longue traversée pour que les muscles se calment et que le souffle revienne. Les bras sont maintenant ballants le long du corps, les jambes sont presque raides et n’amortissent plus les bosses. Les secousses sont agréables aux membres qui se détendent. La neige profonde approche. Un long et calme virage permet de l’effleurer et de retrouver le centre de la piste.

Reprise du rythme. Cinq, six virages serrés, puis un arrêt brutal à la limite de la neige damée soulève un éventail de cristaux étincelants. Regard vers le haut. Seulement trois ou quatre points rouges ou bleus sur la piste. C’est le matin. Le Mont Blanc est là, brillant sous son parfait petit nuage en forme de lentille.

Regard vers le bas. La gare du télésiège des Tommeuses est juste en dessous, toute proche, au milieu d’un faux plat, entre deux « murs ». C’est le meilleur endroit : petit saut pivoté et forte poussée sur les bâtons et c’est tout de suite la plus forte pente. Quatre virages à peine marqués, le corps presque droit, la vitesse augmente. Le cinquième virage est une longue courbe à pleine vitesse à travers le faux plat ; les bras sont écartés, en croix, le corps incliné vers l’intérieur. C’est frimeur, facile, surjoué, mais le plaisir est intense.

Sur leur lancée, les skis décollent à la rupture de pente qui amorce le mur suivant. Ils volent au-dessus de la neige sur quelques mètres puis, l’un après l’autre, ils giflent le sol, flap, flap. La vitesse augmente encore. Quatre grands virages plus bas, Continuer la lecture de On m’appelait Benito (3/4) 

Phèdre – Critique aisée n°193

Critique aisée n°193

Phèdre
Jean Racine
Mise en scène : Brigitte Jaques-Wajeman
Rôle titre : Raphaële Bouchard
Par le Théâtre de la Ville au Théâtre des Abbesses.

Cette fois-ci, nous n’avons marché qu’une heure et demi dans un Paris privé de Métro pour parvenir jusqu’au Théâtre des Abbesses, qui abrite le Théâtre de la Ville pour le temps de son interminable rénovation.

Quand même pas à la taille du Théâtre de la Ville (1000 places), celui des Abbesses (400 places) est cependant un vrai théâtre, d’architecture greco-moderne, moins confortable qu’il n’y parait au premier abord, mais avec une salle plutôt pentue qui permet de bien voir de partout. (Bien entendre de partout, c’est une autre histoire et on y reviendra.)

Avant ce soir là, je n’avais vu Phèdre qu’une seule fois. Maria Casarès tenait le rôle titre, Alain Cuny était Thésée et Jean Vilar était à la fois Théramène et metteur en scène. C’était au TNP. Nous y avions été traîné par notre école. Je n’avais pas seize ans. Je me souviens du décor minimaliste, juste un petit banc sur un grand Continuer la lecture de Phèdre – Critique aisée n°193 

On m’appelait Benito (2/4)

(…) La veille au soir, sur la foi d’une météo particulièrement favorable et presque d’un commun accord, nous avions décidé de partir, sac au dos, pique-niquer du côté du col de l’Iseran, à l’autre extrémité du domaine de Val d’Isère. Cet objectif nécessitait de partir plein Est, et de monter tout d’abord au sommet de Tovière.

De l’endroit où nous débouchions sur cette esplanade enneigée, nous pouvions voir que le télésiège de Tovière tournait déjà mais à vide et après avoir dissuadé l’un d’aller prendre un petit café pour la route, l’autre d’aller faire son tiercé, et avoir persuadé le troisième que l’achat d’une nouvelle paire de gants pouvait attendre jusqu’au soir, nous parvenions au bas du télésiège, précédant d’une courte tête la foule des écoliers de ski qui venait d’être lâchée.

Neuf heures. En ce début de matinée, le flanc de montagne sur lequel grimpe notre balancelle est à l’ombre et, malgré le temps magnifique, il y fait froid. Chacun se tasse sur le siège et s’emmitoufle dans son anorak, sa capuche, ses gants. A la suite d’une série de contorsions destinées à atteindre la poche droite de ma combinaison, j’allume une cigarette. Un exploit. François annonce qu’il a oublié ses lunettes de soleil, ah non, les voilà… Jean-Louis demande si quelqu’un a pensé à emporter un tire-bouchon, parce que l’année dernière… Patrick a fermé les yeux — il doit réviser le planter de bâton — et moi, je me demande si la Daille sera déjà au soleil. Tandis que le dernier Continuer la lecture de On m’appelait Benito (2/4)