Quantum Cloud VIII

Quantum Cloud VIII

Nuage de Quantum VIII imagine le corps humain en tant que nuée d’énergie chaotique. Une silhouette humaine semble alternativement se matérialiser à partir de barres métalliques et se désintégrer en ces mêmes barres. Créée entre 1999 et 2009, la série Quantum Cloud de Gromley réfléchit sur la façon dont les particules subatomiques et l’énergie qui constitue nos corps s’intègrent avec celles qui composent l’univers qui nous environne.
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Antony Gormley
Anglais, né en 1950

Nuage de Quantum VIII
1999
Acier

Collection Doris and Donald Fisher au Musée d’art moderne de San Francisco
Acquis par la famille Fisher en 2000

 

Incident de frontière – Chapitre 6

Ou alors, lisez ça :
Nous sommes en mai 1970, rare et bref temps de paix au Proche-Orient.  Trois Français, Pierre, Françoise et Christian, deux Américains, Bill et John, trois Américaines, Tavia, Patricia et Anne et une Australienne, Jenelle, sont réunis dans deux petites voitures pour un long weekend en Syrie. A Alep, ils sont descendus à l’hôtel Le Baron. La nuit dernière a été agitée : Christian a fumé son premier joint sur la terrasse, a badiné avec l’Australienne, a découvert Patricia dans le lit du professeur Breed. Ça l’a rendu malade, au sens propre comme au sens figuré. Pauvre garçon, il n’a pas l’habitude !

Chapitre 6

Le petit déjeuner qu’ils prirent le lendemain matin sur la terrasse fut plutôt silencieux. A un bout de la table, John et Tavia se parlaient doucement l’un à l’autre. Jean-Pierre Ponti et sa femme tenaient l’autre bout de la table. Comme souvent le matin, Jean-Pierre ne disait rien. Françoise observait les autres membres du groupe qui, après les saluts traditionnels, n’avaient plus échangé que de rares paroles. Elle comprenait qu’il s’était passé quelque chose pendant la nuit, mais elle ne savait pas vraiment quoi. Elle essayait sans succès de lancer la conversation sur leur programme du jour, Homs, le Krak des Chevaliers, le passage de la frontière, leur heure probable d’arrivée à Beyrouth. Finalement, découragée, elle se leva avec ostentation et déclara « qu’il était temps que tout le monde aille boucler sa valise si on voulait faire tout ce qu’on voulait faire aujourd’hui ! »

Ils prirent la route vers dix heures du matin. Au moment de l’embarquement dans les voitures, Christian avait un peu hésité, mais finalement, il avait œuvré pour que Patricia monte à nouveau à côté de lui :

-On se répartit comme d’habitude, hein ? avait-il dit d’un ton qui laissait peu de place à la discussion. C’est plus facile comme ça !

Personne ne voyait en quoi c’était plus facile, mais tout le monde fit comme si.

Pendant la première heure de trajet, Continue reading