Objectif  : Le Monde

Objectif  : Le Monde

Au temps de ma jeunesse folle, il était de bon ton de considérer que Le Monde était un journal objectif. Personnellement, je n’en ai jamais cru un mot, mais il n’était pas toujours aisé d’apporter la contradiction à cette idée reçue, largement partagée pendant des décennies1  dans les milieux estudiantins et leurs environs. C’est pourquoi, l’autre jour, sur cet excellent podcast qu’est « Le Nouvel Esprit Public« , son créateur, animateur et modérateur, Philippe Meyer, qu’on ne soupçonnera pas de conservatisme exacerbé, m’a fait grand plaisir en rapportant cette anecdote à propos d’Hubert Beuve-Méry2.

Philippe Meyer, alors jeune journaliste sans emploi, déjeune avec Beuve-Méry pour discuter de son éventuelle collaboration au Monde. HBM présente longuement ses conceptions du journalisme en général et du Monde en particulier. Comme le Grand Manitou n’a pas prononcé une seule fois le mot « objectivité » au cours de son exposé, Meyer pose la question :
—Mais, Monsieur, qu’en est-il du devoir d’objectivité du journaliste ?
—Jeune homme, si vous entrez au Monde, contentez-vous donc d’une subjectivité désintéressée.

Le mot est joli, la formule est élégante, mais elle fait bon marché de la légende du journal3.

Notes
1 — Elle l’est beaucoup moins (partagée) depuis le séjour d’Edwy Plenel à la tête de la rédaction
2­­ — Directeur du Monde de 1944 à 1969
3 — C’est la chose la plus gentille que j’aie trouvé à dire sur Le Monde

Bientôt publié

    • Demain, …….A propos de l’affaire Dreyfus
    • 21 Mar, ………Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?
    • 22 Mar, ………Tableau 246
    • 23 Mar, …….. La fin de l’écriture
    • 24 Mar, ……..Big Bang

Les cartoons de James Thurber – 4

James Thurber, 1894-1961
Humoriste, écrivain, dessinateur, journaliste…, le cursus habituel. Il est pour moi, avec Robert Benchley, le meilleur humoriste new yorkais du début du vingtième siècle. (Ça paraît restrictif comme ça, ce classement, mais quand on y réfléchit, c’est quand même quelque chose).
Thurber a écrit de nombreux petits chefs d’œuvre que je vous recommande d’aller chercher chez votre libraire habituel : The seal in the bedroom and other predicaments – My life and hard times – The Thurber carnival…
J’ai publié ici ma traduction de « La vie secrète de Walter Mitty », son chef d’œuvre que vous pourrez lire en cliquant sur son titre ci-dessus.

Thurber était également un fameux cartoonist et, comme ses écrits, ses dessins utilisent essentiellement le ressort du nonsense, cet absurde anglo-saxon qui fait mes délices.
Un dessin de Thurber, c’est un fragment de vie sociale dans lequel le dialogue est en décalage par rapport au cadre de l’action. Cette incongruité vous amène à imaginer ce qui a bien pu se passer juste avant la scène décrite ou ce qui se passera juste après.

En voici un nouvel exemple, le dernier, mais certainement le plus absurde.

— J’ai amené une paire de nains… Si ça ne vous ennuie pas !

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  • 19 Mar,  …………Objectif  : Le Monde
  • 20 Mar,  …………A propos de l’affaire Dreyfus
  • 21 Mar,  …………Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?

Un p´tit noir au zinc (Couleur café n°7)

Couleur café (7 )

21 janvier 2013      7 heures 44.
Comme chaque matin de la semaine, sauf les samedis, dimanches et jours fériés, j’entre au café « Le Floréal » situé exactement au 150 de l’avenue Parmentier à l’angle de la rue du Faubourg du Temple, à Paris dans le dixième arrondissement. J’ai seize minutes devant moi avant la prise de mon service d’agent d’accueil aux admissions de l’Hôpital Saint-Louis.

Il fait moins quatre degrés depuis quatre jours. C’est pourquoi ce matin, j’ai mis mon gros manteau gris à chevrons avec son col en fourrure de lapin, mon grand cache-nez fantaisie en laine rouge offert par ma belle-sœur, mes gants de cuir marron et le chapeau en astrakan que j’ai hérité de mon oncle Podger. Comme la neige est prévue pour ce soir 17 heures, j’ai mis mes caoutchoucs fourrés. Pour plus de sécurité, j’ai plié dans la poche droite de mon manteau mon passe-montagne en laine noire.

La température dans le café est de 22,5 degrés centigrades. Je compte onze consommateurs debout près du bar, quatorze clients assis, dont deux femmes, un garçon en salle (c’est un nouveau, un remplaçant sans doute) et Gégé, le barman. Les conversations portent sur le climat en général, le froid en particulier et l’annulation probable du prochain Paris-Saint-Germain-Bordeaux.
Je commande mon tilleul très chaud et un verre d’eau pas trop froide pour prendre mes médicaments. Je suis servi dans la minute.

7 heures 50.
Un individu pousse la porte vitrée qui, en vertu du principe de Watt, dit de la paroi froide, est couverte de condensation de vapeur d’eau. Il pénètre dans l’établissement recevant du public et vient se placer à ma gauche. Il est petit, sans doute un mètre soixante-deux, trapu, probablement soixante-quatorze kilos, et noir. Il a quarante ans, indubitablement. Il porte un chapeau de feutre marron, un manteau en poil de chameau beige, une veste de laine marron, une chemise blanche à rayures violettes et une cravate à rayures noires et oranges. Son pantalon est bleu roi, ses chaussures montantes sont jaunes. Je ne vois pas ses chaussettes. Son visage est rond et souriant. Il est très net et très propre. Il commande un café et un demi de Leffe, c’est-à-dire un verre de 33 centilitres de bière à la pression à 6,5 degrés d’alcool, et pose sur le zinc le montant exact des consommations dont il a lu le prix sur le tableau d’affichage réglementaire. L’odeur à la fois amère et sucrée du produit de fermentation provoque chez moi un léger écœurement. L’individu est désireux d’engager la conversation. Il parle. Il dit:

-« En 78, là, il faisait vraiment froid. Quand on pissait, ça gelait directement. C’était même dangereux. Alors, je buvais moins, forcément. Ça, c’est pas du vrai froid, c’est de la petite bière. On peut boire tranquille, ça gèlera pas.(Il rit doucement.) Moi, je ne suis pas un alcoolique. Quand je bois un p’tit Calva ou un Porto, je le bois dans un verre petit comme ça.( Son doigt dessine avec application la forme d’un verre sur le zinc du comptoir). C’est bon le Porto. C’est doux, mais ça fait chaud quand même. Le Calva, maintenant, ça me râpe un peu. J’en bois presque plus. Depuis que j’ai appris des choses sur le whisky, j’en bois aussi: le whisky dissout les caillots dans les artères. Parce qu’un caillot, s’il arrive au cœur, on meurt. (Il écarquille les yeux et fige son expression pour figurer la mort subite). Avec le whisky, plus de caillots. Alors, faut boire. Par contre, ça donne le cancer. Alors on meurt quand même. C’est pour ça que les américains ont beaucoup de cancers. En Amérique, on n’a pas le droit de boire avant 21 ans, ou alors du Coca. Du coup, sont tous malades, les Américains. Alors j’aime bien les Américains, mais j’aimerais pas vivre en Amérique, même si le Président il est noir. Les Anglais, c’est pire, ils ont pas le droit de boire avant 5 heures, ou alors du thé. J’aimerais pas vivre en Angleterre…Avant, je buvais pas de vin. Je sais pas, j’aimais pas ça. Mais j’ai lu un truc qui disait que le vin, c’est bon pour le cholestérol. Alors maintenant j’en bois aussi. Mais pas le matin, faut pas exagérer. Le matin, je bois que de la bière. C’est plus raisonnable. Dans la vie, faut avoir des règles, sinon on est foutu. Bon c’est pas tout ça. On discute on discute, j’sais pas vous, mais moi j’ai pas que ça à faire. Mais c’est bien d’échanger des idées. Alors, au plaisir !…Et faites comme moi : soignez-vous! »

7 heures 53
Il a pivoté sur lui-même, léger, rondouillard et joyeux et je l’ai regardé disparaitre dans le froid derrière l’écran troublant de la vitrine embuée du Floréal. Surmontant ma réserve naturelle, je me suis adressé au barman pour lui demander s’il savait qui était ce monsieur d’origine africaine.
-« Ah non, M’sieur René ! C’est la première fois qu’je l’voyais. Yvouzapa embêté au moins ? »
Non, il ne m’a pas embêté. Je réfléchis. J’ai encore 6 minutes avant de prendre mon service aux admissions de l’Hôpital Saint-Louis.

J’ai juste le temps de me soigner.
   -« Gégé ! Un café et une Leffe, s’il vous plait !
-Et un p’tit noir et une pression qui marchent, M’sieur René ! »
Faut rester raisonnable.
240-Bistrot, angle Gaité-Edgar Quinet

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  • 18 Mar,  ………..Les cartoons de James Thurber – 4
  • 19 Mar,  …………Objectif  : Le Monde
  • 20 Mar,  …………A propos de l’affaire Dreyfus
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Pourquoi avoir choisi d’écrire ?

Cette question, c’est celle qu’imposent à leurs élèves comme thème d’écriture tous les ateliers du même nom. C’est celle que se posent un jour ou l’autre tous ceux qui tiennent un journal. Ou bien tous ceux qui écrivent des petites histoires. C’est aussi celle que tous les journalistes, tous les biographes, tous les importuns de passage  posent aux véritables écrivains. Parfois, comme ici, il n’est pas besoin de leur poser la question. En ce qui me concerne, j’ai écrit au moins deux fois sur le sujet  (titre cliquable):

Jeu d’écriture

Une émission de Berthe Grandval

En tout cas voici les raisons de Simone de Beauvoir . Vous allez pouvoir comparer. 

« J’avais décidé depuis longtemps de consacrer ma vie à des travaux intellectuels. Zaza me scandalisa en déclarant d’un ton provocant : « Mettre neuf enfants au monde comme l’a fait maman, ça vaut bien autant que d’écrire des livres. » Je ne voyais pas de commune mesure entre ces deux destins. Avoir des enfants, qui à leur tour auraient des enfants, c’était rabâcher à l’infini la même ennuyeuse ritournelle ; le savant, l’artiste, l’écrivain, le penseur créaient un autre monde, lumineux et joyeux, où tout avait sa raison d’être. C’était là que je voulais passer mes jours ; j’étais bien décidée à m’y tailler une place. Lorsque j’eus renoncé au ciel , mes ambitions terrestres s’accusèrent ; il fallait émerger. Étendue dans un pré, je contemplai, juste à la hauteur de mon regard, le déferlement des brins d’herbe, tous identiques, chacun noyé dans la jungle minuscule qui lui cachait tous les autres. Cette répétition indéfinie de l’ignorance, de l’indifférence équivalait à la mort. Je levai les yeux vers le chêne : il dominait le paysage et n’avait pas de semblable. Je serais pareille à lui. Pourquoi ai-je choisi d’écrire ? Enfant, je n’avais guère pris au sérieux mes gribouillages ; mon véritable souci avait été de connaître ; je me plaisais à rédiger mes compositions françaises, mais ces demoiselles me reprochaient mon style guindé ; je ne me sentais pas « douée ». Cependant, quand à quinze ans j’inscrivis sur l’album d’une amie les prédilections, les projets qui étaient censés définir ma personnalité, à la question : « Que voulez-vous faire plus tard ? » je répondis d’un trait : « Être un auteur célèbre ». Touchant mon musicien favori, ma fleur préférée, je m’étais inventé des goûts plus ou moins factices. Mais sur ce point je n’hésitai pas : je convoitais cet avenir, à l’exclusion de tout autre.
La première raison, c’est l’admiration que m’inspiraient les écrivains ; mon père les mettait bien au-dessus des savants, des érudits, des professeurs. J’étais convaincue moi aussi de leur suprématie ; même si son nom était largement connu, l’œuvre d’un spécialiste ne s’ouvrait qu’à un petit nombre ; les livres, tout le monde les lisait ; ils touchaient l’imagination, le cœur ; ils valaient à leur auteur la gloire la plus universelle et la plus intime. En tant que femme, ces sommets me semblaient plus accessibles que les pénéplaines ; les plus célèbres de mes sœurs s’étaient illustrées dans la littérature. »

Simone DE BEAUVOIR – Mémoires d’une jeune fille rangée – 1958.

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Dernière heure : l’heure des comptes

Dernière heure :  Grand débat, l’heure des comptes.
vendredi 15 mars

En gros, les Français veulent plus participer aux décisions, ils veulent une fiscalité plus juste, c’est-à-dire une fiscalité moins lourde pour eux et plus lourde pour les autres, une lutte pour la préservation de l’environnement, payée par le voisin, pas par eux, et une hausse de leurs rémunérations, pas celles de leurs voisins.

extrait de la Newsletter Monfinancier

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  • Demain …………………….Pourquoi avoir choisi d’écrire ?
  • 17 Mar………………………Un p´tit noir au zinc (Couleur café n°7)
  • 18 Mar………………………Les cartoons de James Thurber – 4
  • 19 Mar………………………Objectif  : Le Monde

Toilette et galaxies

Ce matin après avoir entendu un astronome parler de milliards de soleils, j’ai renoncé à faire ma toilette.

Emil Cioran

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  • Demain……………………Tableau 245
  • 16 Mar. …………………….Pourquoi avoir choisi d’écrire ?
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Café Premier (Couleur café n°27)

Couleur café n°27

Café Premier
17 boulevard Arago, Paris 13ème

Elles approchent de la terrasse, enveloppées toutes les deux. Elles parlent haut et clair. Elles hésitent à s’asseoir aux deux tables libres qui sont à ma gauche. La moins grosse jette un regard appuyé sur le sac que j’ai posé sur la chaise vide à côté de la mienne. Je l’enlève. La plus grosse y pose immédiatement le sien. Bousculant les tables légères, les deux s’installent avec peine sur les fragiles chaises de jardin multicolores en plaisantant à propos de l’effet de l’été sur leur régime. Je les déteste déjà.

La cinquantaine ou un peu moins, toutes les deux. L’une, légèrement bronzée, blonde, cheveux longs tirés en arrière, lunettes de soleil imitation chic relevées sur le haut du crâne, a fait ce matin un effort d’élégance. Robe légère aux motifs feuilles de thé marron foncé sur fond crème, large ceinture, chaussures de bon goût, sac peut-être cher. Ferragamo ? Sa voix est forte mais un peu sourde. Je ne comprends pas toujours ce qu’elle dit.

L’autre a dû abandonner toute recherche d’élégance et toute idée de régime. Teint couperosé de récents coups de soleil, cheveux châtain foncé, presque crépus, coupés assez courts. Elle porte une robe sans forme, aux étranges motifs géométriques, triangles, losanges et carrés entremêlés, remplis d’étranges couleurs, jaune, rose, rouge, orange et marron. Le sac, en matière plastique, a été acheté le même jour : il reprend les motifs de la robe. Le rose des ballerines de toile colle parfaitement à celui des losanges de la robe. Je reconnais mon erreur : il y a eu recherche.  La voix est forte et remarquablement claire : je comprends tout ce qu’elle dit.

Elle plaisante souvent. Elle raconte ses vacances à Cambo-les-bains, sa chambre d’hôtel avec balcon, le prix payé pour neuf jours, qui d’ailleurs n’a pas augmenté depuis l’année dernière, le pourboire qu’elle a laissé en partant, quatre euros par jour, celui qu’une amie éphémère a laissé, ridiculement élevé, les films qu’elle a vus à la télévision, la plage de Saint Jean de Luz, le petit restaurant sans prétention près de la Place Louis XIV, la gentillesse des gens du coin, le sans-gêne des touristes… Parfois, elle fait des détours par les manies de son ex-mari, les exigences de sa vieille mère malade, le produit qu’elle met sur ses cheveux quand elle va à la piscine, ou la meilleure façon de clouer le bec à son patron.

La robe aux feuilles de thé parle peu. Elle écoute. De temps en temps, elle acquiesce, renchérit un peu, commente rarement. Elle met en valeur, elle relance. Une bonne copine. Il y a longtemps qu’elle a abandonné l’idée de raconter ses propres vacances, ses propres histoires, ses propres soucis.  Dominer l’autre esthétiquement lui suffit.

Ce sont deux amies. Elles se complètent. Chacune connait ses propres faiblesses et les défauts de l’autre. L’une se croit drôle et pleine de charme, l’autre se croit belle et mystérieuse. Elles sont deux faire-valoir réciproques. Elles doivent draguer ensemble. L’Esprit et la Beauté, Athéna et Aphrodite, Laurel et Hardy ?

Mais elles doivent partir : l’une a rendez-vous avec son coiffeur et l’autre ne veut pas rater « Quatre mariages pour une lune de miel » sur TF1. Elles se lèvent et s’éloignent en contournant la terrasse.

J’entends une voix haute et claire qui dit : « Tu as vu le type à la table d’à côté ? Il n’a pas perdu une miette de ce qu’on disait. Il y a des gens qui n’ont vraiment rien à faire ! Et sans gène, avec ça ! « 

 

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  • 14 Mar, 8 h 47 min Toilette et galaxies
  • 15 Mar, 7 h 47 min Tableau 245
  • 16 Mar, 8 h 47 min Pourquoi avoir choisi d’écrire ?

Qu’est-ce que ça cache ?

Ceci est un panneau réglementaire de chantier photographié le 8 janvier dernier à 11h45 avenue du Général Leclerc à Paris 14ème.
Si on se penche un peu, on peut y lire notamment :

Nature des travaux : Création d’un local vélos-poussettes complémentaire en fond de cour.
Superficie du terrain :         458m2
Surface des bâtiments à démolir :         1405,00 m2
Surface de plancher autorisée :        1826,67m2
Hauteur construction(s) : Bâtiment A = 27,31 m2    Bâtiment B = 15,80m2
Nom de l’architecte auteur
du projet architectural
: INSPACE ARCHITECTURE

Il doit y avoir un truc.
Pour appeler l’architecte, composer le  01 40 33 25 84

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  • 14 Mar, 8 h 47 min Toilette et galaxies
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  • 17 Mar, 7 h 47 min Un p´tit noir au zinc (Couleur café n°7)

 

Tout est relatif

The world has changed far more in the past hundred years than any other century. The reason has not been new political or economic doctrines but the vast development in technology made possible by advances in basic science. Who better symbolizes those advances than Albert Einstein ?

Stephen Hawking – The universe in a nutshell – 2001

Le monde a changé bien davantage au cours des cent dernières années que pendant n’importe quel autre siècle. La raison n’en a pas été de nouvelles doctrines politiques ou économiques mais l’immense développement de la technologie rendu possible par les avancées dans les sciences fondamentales. Pour symboliser ces avancées, qui mieux que Albert Einstein.