Ah ! les belles boutiques – 40

Librairie Delamain
155 rue Saint Honoré
Paris 1°

Je n’étais jamais entré dans cette librairie. Sa belle devanture sur la Place Colette avait attiré mon attention depuis longtemps, mais j’avais l’impression qu’elle était plutôt consacrée aux livres de langue anglaise et au tourisme. Et va savoir pourquoi des préjugés naissent comme ça.
Donc, Delamain, ce n’est pas ça du tout. Entrez, entrez, et vous verrez le dédale de ses rayonnages en bois surchargés de livres. Ils vous rappelleront ceux des Éditions Pedone de la rue Soufflot et de Shakespeare and Company  de la rue de la Bûcherie. Vous y trouverez sur des présentoirs à plat les dernières sorties mais aussi, au hasard, des parutions plus anciennes. Sur un bon nombre de ces livres, une étiquette manuscrite portera un commentaire du libraire sur l’œuvre. Le lieu est peuplé de visiteurs qui flânent et feuillettent tranquillement sous l’œil amical d’un ou deux vendeurs.
Un petit coup de Wikipedia vous apprendra que cette librairie a été fondée en 1700 sous les arcades du Palais Royal, qu’elle a appartenu aux Éditions Stock dirigées par Jacques Chardonne et que son existence est menacée par l’augmentation des loyers exigés par le propriétaire, une holding hôtelière américaine (Hyatt Hotels).

Dépêchez vous d’aller voir.

La série « Ah ! les belles boutiques »
L’objectif : rendre hommage aux commerçants qui réussissent à conserver l’aspect traditionnel de leur façade de magasin, et les encourager à persévérer.
Le contenu : une photo de la devanture d’un magasin, avec si possible l’adresse et, très éventuellement, un commentaire sur la boutique, ou son histoire, ou son contenu, ou sur l’idée que s’en fait le JdC.

Bientôt publié

29 Fév, 7 h 47 min – 1917 – Critique aisée n°200
1 Mar, 7 h 47 min Ah les belles boutiques n°41
2 Mar, 7 h 47 min Le Cas Richard Jewell – Critique aisée n°201

Message d’essai

Cet article n’est qu’un message d’essai.

Mais, si vous l’avez bien reçu, ça serait drôlement bien de m’envoyer un mail pour me le dire ou, mieux encore, de le faire par un commentaire sous cet article.

Merci d’avance

Note : Cet essai est destiné à vérifier que tout est bien rentré dans l’ordre à la suite des perturbations dans l’expédition des mails d’information aux abonnés.

Bientôt publié

28 Fév, 7 h 47 min Ah ! les belles boutiques – 40
29 Fév, 7 h 47 min – 1917 – Critique aisée n°200
1 Mar, 7 h 47 min Ah les belles boutiques n°41
2 Mar, 7 h 47 min Le Cas Richard Jewell – Critique aisée n°201

Contrainte et littérature

Morceaux choisis

Contrainte et littérature

L’art est toujours le résultat d’une contrainte. Croire qu’il s’élève d’autant plus haut qu’il est plus libre, c’est croire que ce qui retient le cerf-volant de monter, c’est sa corde.
André Gide

Une idée ne vaut que par la forme et donner une forme à une vieille idée, c’est tout l’art.
Anatole France

Il y a un danger pour les jeunes gens. Ils trouvent en entrant dans la vie trop d’idées éparses autour d’eux, et leur vanité les porte aisément à croire qu’elles leur appartiennent alors qu’elles appartiennent à leur époque.
Léon Blum

Les verbes être et avoir sont, en français, des ennemis mortels du style concret, car ils ramènent toutes les pensées à des équations. […] Du reste, ces deux auxiliaires bâtissent toutes les phrases sur le même modèle. Ils encouragent l’inertie de l’esprit ; ils entraînent des pléthores d’adjectifs, des multiples d’adverbes. Il faut les fuir comme la peste. Il faut faire la guerre aux adjectifs et aux adverbes ; ce sont les preuves d’un esprit paresseux ou romantique. Il est rare, du reste, qu’un adjectif ne se puisse remplacer par un verbe.
Jean Dutourd

(Il faut)supprimer d’un texte tout ce que tout le monde connait déjà par le journal ou le cinéma, ce que tout le monde sait avant de le lire, le composer par conséquent de trous. Ce qui reste, c’est de la dentelle.
Alexandre Vialatte

Bientôt publié

28 Fév, 7 h 47 min Ah ! les belles boutiques – 40
29 Fév, 7 h 47 min – 1917 – Critique aisée n°200
1 Mar, 7 h 47 min Ah les belles boutiques n°41
2 Mar, 7 h 47 min Le Cas Richard Jewell – Critique aisée n°201

NOUVELLES DU FRONT – 26 FÉVRIER

LA BÊTISE AU FRONT DE TAUREAU

Nous avons, pour plaire à la brute,
Digne vassale des Démons,
Insulté ce que nous aimons
Et flatté ce qui nous rebute ;
Contristé, servile bourreau,
Le faible qu’à tort on méprise ;
Salué l’énorme bêtise,
La Bêtise au front de taureau.

Mercredi 26 février

Match OL-Juventus :

la bière Corona interdite dans l’enceinte du stade !

Alors que ce matin, le Figaro nous apprend que « les Milanais se terrent chez eux » pour éviter la propagation du Coronavirus, alors qu’on a appris hier que tous les enfants revenant de Lombardie et Vénétie sont interdits d’école pendant deux semaines, alors qu’une dizaine de villes italiennes de ces régions sont désormais isolées, voilà qu’on nous annonce qu’un match de football de l’Olympique Lyonnais contre la Juventus de Turin aura lieu ce soir dans la proche banlieue lyonnaise. On nous annonce la venue de trois ou quatre mille supporters turinois et des environs, braillards et éméchés, qui viendront postillonner au milieu de nos Continuer la lecture de NOUVELLES DU FRONT – 26 FÉVRIER 

Monologue intérieur I

Il est midi passé ! Il fait absolument que je l’appelle maintenant, il a une heure libre pour déjeuner, je vais pouvoir lui parler… Je dois lui donner une réponse. C’est décidé, je vais aller vivre avec lui, je vais lui dire oui. Il attend depuis hier soir. J’aurais dû lui dire oui tout de suite, ça aurait été plus gentil. Pourquoi ne l’ai-je pas fait ?

Je vais me garer là, sur livraison, et l’appeler.

Qu’est-ce que j’ai fait de mon portable ? Dans mon sac ? Il n’y est pas. Il a dû glisser par terre. Non. Je l’ai oublié ! Sur mon bureau, j’en suis sure. Quelle idiote !

Une heure déjà. Plus beaucoup de temps. Tiens, une cabine. Pas libre. Dépêche-toi. Il ne me reste plus que le bistrot d’en face. Pourquoi faut-il toujours Continuer la lecture de Monologue intérieur I 

NOUVELLES DU FRONT – 23 FEVRIER

LA BÊTISE AU FRONT DE TAUREAU

Nous avons, pour plaire à la brute,
Digne vassale des Démons,
Insulté ce que nous aimons
Et flatté ce qui nous rebute ;
Contristé, servile bourreau,
Le faible qu’à tort on méprise ;
Salué l’énorme bêtise,
La Bêtise au front de taureau.

Dimanche 22 février

La bêtise en vrac

Arrêtez donc de vous énerver contre les réseaux sociaux.
Arrêtez donc de clamer qu’ils vont tuer la démocratie.
Arrêtez de protester Continuer la lecture de NOUVELLES DU FRONT – 23 FEVRIER 

Moi, pareil !

Morceau choisi

Nathalie Sarraute s’installait chaque matin au Marceau, en bas de chez elle. « Je travaille toujours dans un café, expliquait-elle. J’ai besoin de sortir de chez moi. Là, je suis complètement isolé. Je n’ai rien pour me distraire. Le bruit du café et la présence de gens qui me sont étrangers me créent la possibilité de me concentrer qui est beaucoup plus grande que seul chez moi. »

Cité par Didier Blonde dans un charmant petit bouquin édité au Mercure de France : « Cafés, etc. »

Vous pouvez consulter vos droits et connaître la composition du JdC  en ouvrant la page « MENTIONS LÉGALES« .
(La Rédaction)

Retour chez Lipp

 Couleur café n°33

Retour chez Lipp

Aujourd’hui, nous sommes lundi et il est presque 13 heures à Saint Germain des Prés. Je suis seul et j’ai faim. Une seule solution : le restaurant. Mais lequel ?

Autrefois, je pouvais aller déjeuner et même diner seul dans n’importe quel restaurant. Il me suffisait d’un livre ou d’un magazine, ou même d’un simple journal pour que je m’y sente parfaitement à l’aise qu’il s’agisse d’un boui-boui de bord de route ou d’un établissement classé des beaux quartiers. A présent, rien n’est plus pareil. Il n’y a plus d’après à Saint Germain des Prés. Il n’y en a plus guère parce qu’il n’y a plus de Continuer la lecture de Retour chez Lipp