Les missions de Lorenzo (1)

Dans la journée, Lorenzo dell’ Acqua se promène souvent. Il se donne des missions : parcourir tel quartier, déambuler dans tel musée, faire tant de kilomètres. Il en tire des photographies accompagnées souvent de commentaires, parfois de brèves histoire. Il appelle ça ses « Écrits illustrés de Paris ». Moi je les range sous le titre générique « Les missions de Lorenzo ».

(…) Ma mission ayant donné un résultat plus que mitigé, je décide par prudence de ne pas en dire un mot à H. N. pour des raisons capillaires. Je reviendrai aux beaux jours, on ne sait Continuer la lecture de Les missions de Lorenzo (1) 

Construire des rayonnages

Morceau choisi

L’architecture contemporaine se dote donc implicitement d’un programme simple, qu’on peut résumer ainsi : construire les rayonnages de l’hypermarché social. Elle y parvient d’une part en manifestant une totale fidélité à l’esthétique du casier, d’autre part en employant des matériaux à granulométrie faible ou nulle (métal, verre, matières plastiques). L’emploi de surfaces réfléchissantes ou transparentes permettra en outre Continuer la lecture de Construire des rayonnages 

Les Fauvettes migratrices

Morceau choisi
Le texte qui suit est une traduction non autorisée et bénévole de « The Migrating Warblers », une deuxième petite fable de David Sedaris(*), extraite de « Squirrel Seeks Chipmunk, a modest bestiary »- 2010 – Little & Brown, publishers

 Les Fauvettes migratrices

La fauvette jaune racontait souvent qu’elle allait très bien jusqu’à ce qu’elle atteigne Brownsville. « Alors – bam ! »disait-elle à ses amis. « Je ne sais pas si c’est l’air ou quoi, mais à chaque fois que nous passons au-dessus dans notre migration, il faut que je m’arrête pour vomir mes tripes et boyaux. »

« Et elle le fait, » disait son mari en riant.

« Une heure ou deux de repos, c’est tout ce dont j’ai besoin, mais est-ce que Continuer la lecture de Les Fauvettes migratrices 

Dernière heure : MERKEL OFFRE SON AIDE À MUELLER

Dernière heure : Jeudi 12 juillet

MERKEL DEMANDE À MUELLER SI ELLE PEUT FAIRE QUELQUE CHOSE POUR L’AIDER.

NDLR : Une fois de plus, je me permets de traduire sans autorisation un Rapport Borowitz. Je pense que, si je le leur avais demandé, ni Andy Borowitz ni le Washington Post n’y auraient fait obstacle.
Ce rapport a été publié hier, 11 juillet 2018.
Pour ceux qui ne lisent pas le Washington Post, sachez qu’Andy y publie chaque jour une chronique satirique intitulée The Borowitz Report. Pour être certain que ses lecteurs ne s’y trompent pas, le Washington Post ajoute systématiquement en sous-titre : « Not the News ».
Pour ceux qui auraient débarqué ce matin d’Alpha du Centaure, je précise que le Conseiller Spécial Robert Mueller est le Procureur spécial chargé de superviser l’enquête sur les liens entre le gouvernement de la Russie et la campagne présidentielle de Donald Trump.
Pour ceux qui ne sauraient pas qui est Angela Merkel, je ne crois pas pouvoir les aider
.

BRUXELLES (The Borowitz Report)

La Chancelière Allemande, Angela Merkel, s’est extraite quelques instants mercredi du sommet de l’OTAN pour demander au Conseiller Spécial, Robert Mueller, s’il y avait quelque chose qu’elle pourrait faire pour l’aider.

Selon les témoins de la conversation téléphonique, Merkel a dit à Mueller qu’elle prendrait un congé de son poste de chef du gouvernement allemand afin de se rendre à Washington pour travailler à plein temps pour Mueller « si ça pouvait l’aider« .

Faisant valoir ses références, Merkel a dit à Mueller qu’elle parlait le Russe couramment et qu’elle pourrait être utile pour la traduction des milliers de documents en Russe dont le conseiller disposait en tant que pièces à conviction.

« Je travaillerai pour rien et je paierai mes repas« , a dit Merkel. « Je veux juste faire que tout ça s’arrête.« 

Mueller aurait remercié Merkel pour son offre mais lui aurait dit qu’il devait raccrocher car il avait « Emmanuel Macron sur l’autre ligne. »

 

La maison retrouvée


Quelques kilomètres après Écouis, il fallait tourner à gauche, juste à la sortie du tunnel qui passait sous la voie ferrée. Une centaine de mètres plus loin, on entrait dans le village. On devait alors prendre le premier chemin sur la droite, descendre vers la rivière, la franchir sur un petit pont métallique et aborder la côte de l’église.

Je me souvenais très bien de l’itinéraire. Je l’avais pris mille fois à l’arrière de la 203, puis de la 403, puis de la grosse Fiat, puis à l’avant comme passager et parfois même derrière le volant quand je conduisais en fraude la deux-chevaux de ma mère.

Je n’étais pas revenu à Touffreville depuis près Continuer la lecture de La maison retrouvée