Il était une fois à Hollywood – Critique aisée n°167

Critique aisée n°167

Il était une fois à Hollywood
Quentin Tarentino – 2019
Leonardo di Caprio, Brad Pitt, Al Pacino, Bruce Dern, Ken Russell

Beaucoup de bruit pour rien.
Non, je ne suis pas juste, pas pour rien. Mais beaucoup de bruit pour pas grand-chose assurément. Pas aussi risible que Kill Bill, pas aussi caricatural que Inglorious bastards, pas aussi déplaisant que Django, pas aussi lamentable que les Huit salopards, voici « Il était une fois à Hollywood« .

Pour une fois depuis plusieurs années, ce film de Tarentino ne m’a ni agacé, ni irrité. Il m’a simplement déçu. Déçu, parce que la bande annonce laissait prévoir plus d’humour que je n’en ai trouvé dans le film, parce que les acteurs de première grandeur qui apparaissent dans le film cabotinent à qui mieux mieux, parce que je m’étais laissé prendre à son incroyable campagne de promotion, destinée sans doute à compenser une sortie en salles au mois d’Aout, le mois des nanars… mais pas déçu à cause des critiques enthousiastes, ça non, car j’avais fait en sorte de ne rien lire ni entendre avant de me rendre à l’Escurial ce dimanche après-midi. En attendant que la séance ne commence — j’arrive toujours avant l’heure de la séance, car j’aime voir les bandes annonce et même les films publicitaires et les attractions, mais ça c’est fini depuis 1955 — je pensais que c’était dans cette même salle où, il y a soixante-dix ans, j’allais au balcon voir Erroll Flynn mater  » La Révolte des dieux rouges ».
Ça c’était la touche personnelle, celle que j’ajoute toujours pour montrer que je ne suis pas un robot.

Bon, le titre, d’abord.
On sait que, au risque de n’être que cela, Tarentino est un maître ès références. Alors, on peut se demander si le titre Continuer la lecture de Il était une fois à Hollywood – Critique aisée n°167 

Retour au Comptoir

J’y suis retourné, au Comptoir du Panthéon1. Ce doit être mon côté aventurier. Eh bien, elle était là, ma serveuse2, égale à elle-même3 Elle ne semblait pas se souvenir de notre dernière rencontre. Ou alors, elle ne m’a pas reconnu. Ou elle a fait semblant. Elle m’a servi mon café, sans un mot ni un sourire, bien sûr, mais dans des temps raisonnables. Alors, pour cette fois, je l’ai laissée vivre.

Note 1 – Si vous voulez savoir de quoi je parle, cliquez là-dessus
Note 2 – Melissa
Note 3 – Visage sévère et pâle, silhouette mince et nerveuse, cheveux bruns rassemblés dans un chignon incertain, débardeur gris foncé, jeans slim taille basse noirs symétriquement déchirés aux genoux, rangers de cuir noir,

Dernière heure : Le Donald et la Bourse

Dernière heure : Le Donald et la Bourse

Le Donald se vante de tout, tout le temps. Comme je ne sais plus quel personnage du Petit Prince, il se vante de faire lever le soleil chaque matin. Quelques mois après le début de son mandat, il s’était même vanté de la réduction du nombre d’accidents d’avion qu’il avait attribuée à ses directives à l’Aviation Civile. Tous les jours, il se vante de la croissance de l’économie américaine. Ce n’est pas toujours faux, mais en ce qui concerne la Bourse US, ça l’est. Voyez-donc :
Le premier tableau montre l’augmentation de l’indice S&P500 sur les 645 jours de présidence de Trump (+29%) comparée aux 645 premiers jours des présidents précédents. Dans ce domaine, le Donald fait mieux que Reagan, aussi bien que Clinton, mais moins bien que G-Bush-le-père, et surtout que Barack Obama.
Le graphique qui suit montre l’évolution de cette augmentation pour les mêmes présidents.

Bientôt publié

18 Août,  Tableau 265
19 Août,  Retour au Comptoir

 

Paradis fiscaux

Entendu sur La Chaine Parlementaire d’un membre de la Commission des Affaires Européennes, s’adressant à Pierre Moscovici, Commissaire européen aux Affaires économiques et financières, à la Fiscalité et à l’Union douanière. 

Il n’y aurait pas autant de paradis fiscaux s’il n’y avait pas autant d’enfers fiscaux.

Bientôt publié

17 Août, Le Donald et la Bourse

18 Août,  Tableau 265
19 Août,  Retour au Comptoir

NOUVELLES DU FRONT – 16 AOÛT 2019

LA BÊTISE AU FRONT DE TAUREAU

Nous avons, pour plaire à la brute,
Digne vassale des Démons,
Insulté ce que nous aimons
Et flatté ce qui nous rebute ;
Contristé, servile bourreau,
Le faible qu’à tort on méprise ;
Salué l’énorme bêtise,
La Bêtise au front de taureau

Vendredi 16 août 2019

Pas drôle de genre !

L’agence britannique de contrôle de la publicité (Advertising Standards Agency) vient d’interdire deux annonces, l’une pour VolksWagen, l’autre pour Philadelphia Cream (c’est un fromage) parce qu’elles montrent des hommes accomplir des exploits et des femmes s’occuper d’enfants, ou des hommes maladroits ou inattentifs avec des bébés et des femmes habiles et à l’aise avec eux. Ces pubs ont été INTERDITES sur le motif suivant : les annonces sanctionnées perpétueraient les stéréotypes de genre. (L’homme aventureux VS la femme au foyer ou L’homme maladroit ou incompétent devant les taches ménagère VS la femme calme et efficace devant ces mêmes taches)

Je n’en ai vu ni l’une ni l’autre, mais quand on sait l’humour qui règne presque toujours dans les annonces VW, on se dit que ce nouveau genre de pruderie va vraiment très loin.

Mais il y a encore plus terrifiant : dans les attendus de sa censure, cette agence de contrôle de la pub a déclaré qu’à l’avenir, dans les annonces publicitaires, on pourrait encore « montrer des gens ou des modes de vie chics, séduisants, prospères, ambitieux, bien portants« . De même, « montrer des hommes ou des femmes accomplir des taches souvent associées à leur genre serait encore autorisé.  » ENCORE AUTORISÉ » ! Accablant ! Accablant de bêtise, ridicule, vexant pour les deux genres, visiblement trop cons pour percevoir le deuxième degré derrière le stéréotype… Ridicule, certes, mais So British. Only British ? Est-ce bien certain ? L’inévitable autocensure, bien ancrée dans notre culture nationale, est vraisemblablement déjà à l’œuvre dans les open-spaces des agences françaises.

Bientôt publié

17 Août, 7 h 47 min Paradis fiscaux
18 Août, 7 h 47 min Tableau 265
19 Août, 7 h 47 min Retour au Comptoir

La caverne de Platon

La caverne de Platon

Vous connaissez l’allégorie de la caverne ? Mais oui, bien sûr, vous la connaissez. Vous n’allez quand même pas dire que non devant tout le monde. Mais vous avez un peu oublié les détails, c’est ça, hein ? Vous vous souvenez vaguement : les hommes enchainés, les ombres projetées sur le fond de la caverne… Mais à partir de là, ça devient confus, non ? Ne culpabilisez pas trop — ma propre science est toute fraiche —  et laissez-moi vous faire une modeste piqûre de rappel. En principe, c’est sans douleur.  De toute façon, vous pouvez bien consacrer cinq ou six minutes au texte la plus célèbre de la philosophie occidentale.

Pour expliquer l’allégorie de Platon, on ne peut à mon avis se passer de l’image. J’ai choisi celle-ci :

Elle m’a parue la plus claire et la plus Continuer la lecture de La caverne de Platon